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#Nicaragua

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Les défenseur⸱ses des droits humains (DDH) locaux font face à des campagnes de diffamation menées par des fonctionnaires, à des menaces de mort, à des attaques et à de l’acharnement judiciaire. Les défenseuses des droits humains qui s’emploient à faire progresser les droits sexuels et reproductifs et à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles sont particulièrement ciblées par les forces gouvernementales, car le mouvement féministe reste l’un des réseaux les mieux organisés pour défendre les droits des femmes, mais aussi pour lutter contre la corruption et l’autoritarisme.

Les défenseur·ses des droits des populations autochtones et de l’environnement, en particulier celles et ceux qui œuvrent pour préserver leurs terres ancestrales dans les régions atlantiques autonomes, les réserves naturelles de Bosawás et d’Indio Maíz, sont particulièrement exposés aux attaques violentes d’acteurs impliqués dans les activités minières et l’exploitation forestière et agricole illégale. Les attaques violentes et les assassinats contre les DDH des droits autochtones et de l’environnement restent souvent impunis, alors que le gouvernement continue d’encourager l’expansion de la frontière agricole sur les terres autochtones. Les DDH des droits autochtones et de l’environnement qui s’opposent à la construction du canal interocéanique financée par la Chine sont également menacés et attaqués.

Des défenseur⸱ses des droits humains étrangers venus dans le pays pour surveiller la situation des droits humains, soutenir d’autres DDH et/ou collecter des informations pour des litiges stratégiques ont été arbitrairement expulsés.

La nouvelle législation accentue également les obstacles pour la création de nouvelles organisations non gouvernementales et restreint la liberté d’expression.

tés agissent en collaboration avec les forces de police et même l'armée. Les DDH son attaqués, criminalisés, emprisonnés et même tués.

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