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#Inde

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Les défenseur-ses des droits humains en Inde font face à de nombreux actes de harcèlement et attaques perpétrés par des acteurs étatiques ou non étatiques, tels que des assassinats, des agressions physiques, des détentions arbitraires, des menaces et l'acharnement judiciaire. Les policiers sont souvent les principaux coupables des violences contre les DDH, qui sont généralement perpétrées en toute impunité. Les groupes armés et les entreprises privées s'en prennent aussi aux DDH à cause de leur travail liés à des projets de développement économique et à l'impact de ces derniers sur les communautés locales et l'environnement. Les DDH sont de plus en plus souvent la cible de campagnes de diffamation en ligne orchestrées par des nationalistes radicaux.

Les DDH qui utilisent la loi sur le droit à l'information (RTI) risquent d'être tués, agressés ou harcelés lorsqu'ils exercent leur droit fondamental à réclamer et recevoir des informations de la part des autorités. Les femmes DDH sont la cible de menaces spécifiques au genre - mort, viol collectif ou attaque à l'acide - à la fois sur internet et sur le terrain. Elles sont particulièrement vulnérables dans les régions comptant une forte présence militaire et de groupes armés. Dans le Corridor Rouge, une région de l'est de l'Inde qui connait une insurrection de groupes Naxalites-Maoïstes, les DDH, notamment les avocats, les chercheurs et les journalistes, sont la cible d'actes d'intimidation et de persécutions, et travaillent sous une forte pression de la part des autorités, des rebelles et des milices privées. Les personnes qui défendent les droits des communautés marginalisées, telles que les Adivasis et les Dalits, peuvent être victimes de menaces de mort, de destruction de leurs biens, d'accusations fabriquées de toutes pièces, d'agressions physiques, ainsi que d'une discrimination basée sur les castes, tant par des acteurs étatiques que non étatiques.

En 2016, la cour suprême a confirmé la constitutionnalité de la diffamation pénale, comprise dans les sections 499 et 500 du Code pénal indien (CPI), qui sont fréquemment mal employées pour s'en prendre aux journalistes. La sédition est également employée en vertu de la section 124 (A) du CPI, pour cibler la liberté d'expression et les dissidents. La loi de 2010 sur la régulation des contributions étrangères, règlemente le financement étranger des organisations de la société civile et est employée pour rejeter les demandes de renouvellement des licences des groupes de défense des droits qui remettent en question les politiques gouvernementales. La section 144 du Code de procédure pénale donne aux autorités le pouvoir de restreindre la liberté de rassemblement dès lors que "la prévention immédiate ou une solution d'urgence" sont requises.