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#Guatemala

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Depuis qu'Otto Pérez Molina a été élu président en janvier 2012, les cas de harcèlement et les menaces contre des DDH ont augmenté. Au Guatemala, les défenseur-ses des droits humains (DDH) sont l’objet de menaces de mort, d’agressions physiques, d’actes de harcèlement, de surveillance, de stigmatisation, de harcèlement judiciaire, de détentions arbitraires, de disparitions forcées et d’assassinats. La plupart de ces violations sont l’œuvre de structures sécuritaires clandestines et de groupes illégaux. Le niveau d'impunité exceptionnellement élevé dont bénéficient les coupables accentue exponentiellement le risque pour les DDH.

L'utilisation déloyale de procédures pénales intentées contre les DDH, afin de les empêcher de mener leurs activités légitimes en faveur des droits humains, est un problème sérieux. De nombreuses procédures criminelles sont lancées par des compagnies privées (souvent soutenues par les gouvernements européens et nord-américains) liées au secteur minier et à la construction de barrages, accusant injustement les DDH de crimes, notamment de terrorisme, usurpation de terre, enlèvements et autres. Dans le cadre de procédures judiciaires, des campagnes de diffamation et la stigmatisation sont orchestrées à la fois par l'État et des acteurs non étatiques, notamment par des entreprises transnationales et des médias d'extrême droite. Les autorités continuent de publier des déclarations et des communiqués de presse dans lesquels ils incriminent publiquement les DDH pour des charges non vérifiées.

Alors que la violence et l'insécurité générale sont des questions extrêmement préoccupantes, les DDH sont toujours victimes de menaces ciblées et d'attaques contre leurs domiciles et bureaux, qui font fréquemment l'objet de raids illégaux et de cambriolages.Un climat d'impunité règne dans le pays en ce qui concerne ces violations des droits humains et peu d'enquêtes sont ouvertes sur les attaques contre des DDH et celles qui le sont n'aboutissent que très rarement à des inculpations. Les DDH qui travaillent sur la question de l'impunité, en particulier sur le procès d'Efraín Ríos Montt, pour génocide, sont particulièrement en danger et beaucoup ont perdu la vie dans cette lutte.