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#Turquie

#Turquie

En Turquie, les défenseur-ses des droits humains sont victimes de harcèlement, de surveillance, d’atteintes à leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion, de acharnement judiciaire notamment au travers de poursuites judiciaires, d’agressions violentes, de détentions arbitraires prolongées et de mauvais traitements. Ils sont pris pour cible pour avoir dénoncé l'impunité pour les exactions graves contre les droits humains, défendu les droits sexuels, enquêté sur les réseaux ultranationalistes, plaidé en faveur des droits du travail, ou défendu le droit à l'objection de conscience.

La définition trop vague du terrorisme dans le droit turc permet l'utilisation abusive des accusations de terrorisme contre les individus contre qui il y a peu de preuves logistiques ou matérielles étayant les charges de terrorisme. Un grand nombre de personnes sont arrêtées ou mis en cause pour des infractions relatives au terrorisme simplement par ce qu'ils font part de leurs préoccupations au sujet de la question kurde, par le biais de discours ou d'écrits non violents. Des personnalités politiques, maires en fonction, avocats en droits humains, journalistes, intellectuels, universitaires et défenseur-ses des droits humains - tous invariablement accusés d"avoir des liens avec le parti illégal des travailleurs du Kurdistan (Partiya Karkerên Kurdistan, PKK) ou le Syndicat des communautés kurdes (Koma Ciwakên Kurdistan, KCK).

La liberté d'expression est limitée. La diffamation est une infraction pénale et dans plusieurs cas, les politiciens ont intenté des poursuites pour diffamation contre ceux qui les critiquent. Les tribunaux et l'autorité des Télécommunications ont ordonné aux fournisseurs d'accès à internet de bloquer certains sites web. Les militant-ess lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuées (LGBTI) font face à de nombreux obstacles liés à l'homophobie sociétale et à l'hostilité des autorités et des forces de l'ordre. Les défenseur-ses des droits LGBTI sont harcelés par la police, qui procède à des contrôles d'identité discriminatoires. Ceux qui se plaignent de ces pratiques sont arrêtés et accusés d'avoir "résisté à la police", "insultes" ou "trouble de l'ordre public".