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#Kirghizstan

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Les défenseur·ses des droits humains (DDH) au Kirghizstan sont victimes de campagnes de diffamation, d'agressions, d'intimidation et de harcèlement. Bien qu'il n'existe aucune loi qui cible directement le travail des DDH, le système judiciaire n'offre toujours pas de protection aux DDH en raison de la corruption constante à tous les niveaux du gouvernement, des mauvais traitements et d'actes de tortures impunis, et de l'absence d'organismes indépendants de suivi et de supervision.

Les autorités mettent du temps à respecter les lois qui garantissent l'accès à l’information, la participation publique et, à suivre les affaires d'État. Cela entraine l'intolérance à l'égard du travail des DDH qui sont souvent accusés de promouvoir et d'agir pour les intérêts des institutions et des États étrangers, et par conséquent de compromettre la sécurité nationale et de trahir les intérêts et les valeurs nationales du Kirghizstan.

Les manifestations contre les politiques gouvernementales ou organisées par des organisations ethniques et/ou de défense des droits LGBTI sont souvent dispersées par la police et ne bénéficient pas d'un service de protection pourtant garanti par la loi. Les mouvements nationalistes kirghizes sont particulièrement agressifs à l'encontre de ceux qui défendent les droits des minorités ethniques, telles que les Ouzbeks, qui représentent la plus grande minorité ethnique du pays. L'aggravation du harcèlement contre la communauté et les défenseur·ses des droits LGBTI a lieu dans le contexte de l'étude d'une loi pénale et de la responsabilité administrative relative à la "promotion des relations sexuelles non traditionnelles de façon ouverte ou indirecte", en cours d'examen devant le Parlement.

 

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