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#Biélorussie

#Biélorussie

Après la vague de violence qui a suivi l’élection présidentielle de décembre 2010, la situation des défenseur-ses des droits humains (DDH) s’est rapidement détériorée et reste mauvaise depuis la répression. Les DDH sont victimes d'intimidation et de harcèlement, y compris d'acharnement judiciaire, de restrictions de la liberté d'expression, d'association, de réunion et de mouvement, de détentions arbitraires et mauvais traitements. À la veille des élections présidentielles de 2015, 6 prisonniers politiques, dont le principal rival du président Lukashenko, ont été graciés.

Les autorités refusent systématiquement d'enregistrer les ONG de défense des droits humains et le Code pénal criminalise les membres des groupes qui ne sont pas enregistrés. Les amendements législatifs adoptés en 2011 interdisent aux ONG de détenir des capitaux à l'étranger et pénalisent la réception de subventions ou de donations étrangères pour "violation de la loi biélorusse".

L’impunité générale dont bénéficient les forces de l’ordre a contribué à augmenter les violations des droits humains, y compris l’usage de la torture contre les opposants politiques et les DDH. Des avocats ont été radiés du barreau pour avoir représenté des militants de l’opposition emprisonnés et dénoncé leurs conditions de détention, ainsi que le non-respect des garanties pour un procès équitable.

En 2015, de nombreux journalistes free-lance ont été jugés pour "production et diffusion illégale d'informations". La communauté des droits humains est fréquemment taxée d'avoir des intentions politiques et elle est accusée d'être à la botte de fonds occidentaux qui financent l'"opposition radicale" du pays.