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#Algérie

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Début 2011, la levée de l’état d’urgence en vigueur depuis 19 ans en Algérie n’a pas eu d’effet sur la situation des défenseur-ses des droits humains (DDH). Les défenseur-ses des droits humains continuent d’être victime de harcèlement, menaces, agressions physiques, détentions et poursuites judiciaires arbitraires.

Les manifestations pacifiques sont dispersées par la force et les manifestants et défenseur-ses des droits humains sont arrêtés et accusés. En 2001, une interdiction de manifester a été adoptée pour une durée indéterminée et elle est toujours en vigueur à Alger, la capitale. Plusieurs DDH ont été jugés en vertu de l’article 100 du Code pénal, qui punit l’incitation à se rassembler sans armes.

La diffamation pénale est utilisée pour faire pression sur les journalistes et les journaux indépendants. Une nouvelle loi sur la presse adoptée fin 2011 permet aux autorités de sanctionner les journalistes dont le travail déstabilise les intérêts économiques ou la sécurité du pays. La loi de 2009 sur les cybercrimes autorise le gouvernement à censurer ou fermer tout site web considéré comme une menace à l’ordre public ou à la décence.