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#Ouganda

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Ces dernières années, les défenseur-ses des droits humains (DDH) en Ouganda sont menacés et harcelés, depuis que le gouvernement a décidé de restreindre la liberté d’expression et d’association. Les défenseur-ses des droits humains qui militent pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) s’exposent également à de graves dangers. Le gouvernement a pris des mesures autoritaires contre les médias indépendants et a voté une loi rendant plus contraignant le fonctionnement des organisations non gouvernementales (ONG).

En février 2014, le président Museveni a promulgué la loi contre l’homosexualité qui pénalise ce qu’il appelle « la promotion » et « la complicité de l’homosexualité » ou « autres activités liées » qui ne sont pas définies. Alors que l’homosexualité était déjà pénalisée dans le Code pénal du pays, la loi va plus loin et prévoit de lourdes peines de prison pour les personnes reconnues coupables d’avoir plaidé pour, ou soutenu les droits des homosexuels. Au vu de ces nouvelles mesures, plusieurs défenseur-ses des droits LGBTI ont été contraints de fuir le pays et de nombreuses organisations ont dû fermer leurs portes.

Les restrictions de la liberté de la presse ont augmenté, alors que le gouvernement a intensifié ses efforts pour lutter contre le travail des journalistes et des organes de presse. L’environnement de travail des journalistes s’est détérioré: un certain nombre d'entre eux a été arbitrairement arrêté, intimidé et harcelé par la police et d'autres représentants du gouvernement à cause de leur travail légitime.

Les organisations non gouvernementales et les DDH sont exposés à des restrictions concernant l'enregistrement et le fonctionnement des ONG. Les ONG sont régies par la loi de 2006 sur les organisations non gouvernementales. Cette loi impose de nouvelles contraintes administratives pour l’enregistrement des ONG et prévoit des sanctions pénales à l’encontre des ONG et des membres qui y contreviendraient. Le NGO National Board (conseil national des ONG) qui délivre les permis et certificats d’enregistrement, est uniquement composé de représentants du gouvernement et dispose désormais de pouvoirs discrétionnaires accrus à l’égard des activités des ONG et des associations. L’une des dispositions les plus restrictives de cette loi, est l’interdiction des ONG d’entrer en contact direct avec les habitants des zones rurales, sans en avoir fait la demande écrite aux autorités sept jours auparavant.