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#Bangladesh

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Les défenseur-ses des droits humains au Bangladesh sont la cible d'acharnement judiciaire, d'arrestations arbitraires, de fausses accusations, d'enlèvements, d'agressions physiques, de torture et d'exécutions extrajudiciaires. Entre février 2013 et septembre 2017, au moins 15 défenseur-ses des droits humains et militants bangladais ont été assassinés. Des groupes extrémistes locaux ayant prêté allégeance à Al-Qaida dans le sous-continent indien revendiquent souvent les attaques qui ont ciblé les DDH qui écrivent à propos du droit des femmes, des droits des populations autochtones, la liberté de religion et d'autres questions relatives aux droits humains. Malgré les risques, il n'y a pas eu d'élan de la part du gouvernement pour remédier aux besoins des DDH en matière de protection. Jusqu'à présent, les autorités n'ont pas correctement enquêté sur la plupart de ces meurtres et l'impunité reste très inquiétante.

Les DDH qui travaillent sur différentes questions, telles que les droits des populations autochtones, les droits économiques sociaux et culturels, les droits des femmes, les droits des migrants, le droit du travail, les droits des personnes LGBTI, la liberté d'expression, les brutalités policières, les exécutions et disparitions extrajudiciaires ainsi que les droits sexuels et reproductifs, ont indiqué avoir réduit leur activisme et leurs écrits sur internet dans leur domaine d'expertise. Les femmes défenseuses des droits humains sont particulièrement vulnérables: un grand nombre d'entre elles sont harcelées et agressées sexuellement, tandis que certaines disent avoir reçu des menaces contre leurs enfants et elles craignent que, parce que les assassinats ont jusqu'ici ciblé uniquement des hommes, leurs fils soient attaqués par procuration.

Les loi restrictives constituent également une menace pour le travail des DDH au Bangladesh. La loi de 2016 de régulation des donations étrangères (activités bénévoles) restreint encore plus l'espace des organisations de défense des droits humains en criminalisant les ONG financées par l'étranger qui mènent des "activités contre l'État" ou qui font des "commentaires désobligeants à propos de la constitution et des institutions constitutionnelles". La loi de 2006 sur les technologie de l'information et de la communication (amendée en 2013), notamment la section 57 ("publication d'informations fausses, obscènes ou diffamatoires"), est utilisée pour réduire au silence les DDH et bloquer les sites web au contenu jugé sensible par les autorités. Confrontés aux critiques entourant la loi ICT, les législateurs bangladais ont rédigé la loi sur la sécurité numérique en 2016, destinée à remédier au besoin d'une législation sur les cybercrimes. Plus d'un an après l'adoption de ce projet de loi, elle n'est pas entrée en vigueur et elle contient plusieurs dispositions inquiétantes pour les DDH.

 

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