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Syeda Rizwana Hasan

Syeda Rizwana Hasan

FDDH

Syeda Rizwana Hasan est avocate à la Cour suprême du Bangladesh et directrice générale de la Bangladesh Environmental Lawyers Association (BELA). Elle est membre de l’Environmental Law Alliance Worldwide et de l’Environmental Law Commission of International Unions for the Conservation of Nature (IUCN). De plus, elle est membre du conseil d’administration du South Asian Network for Development and Environmental Economics (SANDEE). Depuis 20 ans, Syeda Rizwana Hasan plaide pour la protection de l’environnement liée aux questions telles que la déforestation, la pollution, la démolition navale non réglementée, l’appropriation illégale de zones humides, la destruction de collines, l’exploitation minière non réglementée, l’urbanisation non planifiée, la culture commerciale de la crevette et le développement illégal des terres au Bangladesh. En 2022, elle a reçu le prix International Women of Courage décerné par le Département d’État américain.

Les défenseur⸱ses des droits humains (DDH) au Bangladesh font face à l’acharnement judiciaire, aux arrestations arbitraires, aux accusations fabriquées de toutes pièces, aux enlèvements, aux agressions physiques, à la torture et aux exécutions extrajudiciaires. Les groupes extrémistes locaux portant allégeance à Al-Qaïda dans le sous-continent indien ont souvent revendiqué la responsabilité des attaques, qui ciblent les DDH qui écrivent sur les droits des femmes, les droits des peuples autochtones, la liberté de religion et d’autres questions relatives aux droits humains. Malgré les risques, il n’y a pas eu d’élan de la part du gouvernement pour fournir une protection aux DDH. Jusqu’à présent, les autorités n’ont pas réussi à enquêter correctement sur la majorité des meurtres et l’impunité reste une grave source de préoccupation.

Les DDH qui travaillent sur différentes questions, telles que les droits des populations autochtones, les droits économiques, sociaux et culturels, les droits des femmes, les droits des migrants, le droit du travail, les droits des personnes LGBTI, la liberté d’expression, les brutalités policières, les exécutions et disparitions extrajudiciaires ainsi que les droits sexuels et reproductifs, ont indiqué avoir réduit leur activisme et leurs écrits sur internet dans leur domaine d’expertise. Les défenseuses des droits humains sont particulièrement vulnérables : beaucoup d’entre elles sont harcelées et agressées sexuellement.