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Azimjan Askarov

Azimjan Askarov

DDH, Fondateur
Vozdukh ("Air")
Prix du Département d'Etat américain pour les droits humains
2014

"Tirer la sonnette d'alarme ne suffisait pas. Il voulait aussi aider à guérir les blessures de la Nation en encourageant la réconciliation entre les Ouzbeks et les Kirghizes. À cause de son travail pendant cette crise, une période où son pays avait le plus besoin de lui, il a été arrêté, victime de mauvais traitements, jugé lors d'un procès entaché par des vices de procédure et condamné à la prison à perpétuité, où il se trouve toujours. Beaucoup auraient abandonné. Beaucoup auraient été brisés. pas Azimjan Askarov".

Antony J. Blinken, vice-secrétaire d'État américain

J'ai dit au juge que j'avais été torturé pendant ma détention, mais le juge a approuvé mon maintien en détention. Ils m'ont demandé si j'avais des problèmes cardiaques, je leur ai dit que je n'avais jamais eu de problème de cœur. Ils m'ont ensuite dit qu'ils me frapperaient si fort que personne n'entendrait plus jamais parler de moi ou je pouvais refuser l'examen médical, ce que j'ai fait".

- Azimjan Askarov

Azimjan Askarov est un éminent défenseur des droits humains et fondateur de l'organisation Vozdukh (Air). Il œuvre pour enquêter sur et dénoncer des cas d'abus perpétrés par la police et les mauvaises conditions de détention, et il est donc pris pour cible par les autorités. Le 15 septembre 2010, le défenseur a été condamné à la prison à perpétuité en vertu de fausses accusations. Il est notamment accusé d'avoir organisé d'importantes manifestations et d'être impliqué dans la mort d'un policier. Il a été arrêté le 16 juin 2010, après les violentes émeutes qui avaient éclaté ce même mois dans le sud du Kirghizstan, entre les Kirghizes et la population d'origine ouzbèke, et qui avaient fait près de 400 morts. Azimjan Ashkarov avait été torturé lorsqu'il était en détention préventive. Cependant, le parquet général avait refusé d'enquêter sur les allégations de torture et plusieurs tribunaux, y compris la Cour suprême, avaient confirmé le refus du parquet.

Kyrgyzstan

Les défenseur-ses des droits humains au Kirghizstan sont de plus en plus souvent menacés et placés sous surveillance. Ceux et celles qui travaillent pour protéger les groupes marginalisés, y compris les minorités ethniques, la communauté LGBTI et autres, font face à une pression particulière. Les tensions entre les communautés appartenant à la minorité ouzbèke et les Kirghizes, qui ont déjà éclaté en violences dans le passé, restent une importante dynamique sociale et politique dans le pays.

2014_human_rights_defenders_award

2014 Human Rights Defenders Award, U.S. Department of State