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Le chercheur de l'ECRF Ibrahim Ezz El-Din détenu dans un lieu inconnu

Statut: 
Détenu
À propos de la situation

Le 5 mai 2020, le tribunal correctionnel du Caire a renouvelé la détention des défenseurs des droits humains Mohamed El-Baqer, Ibrahim Ezz El-Din, Mohamed Ibrahim et de la défenseuse des droits humains Mahienour El-Masry pour 45 jours supplémentaires.

Le 4 mars 2020, le parquet général du Caire a renouvelé la détention préventive du défenseur des droits humains Ibrahim Ezz El-Din pour 15 jours supplémentaires. Sa détention a été renouvelée plusieurs fois depuis le 4 décembre 2019.

Le 4 décembre 2019, le parquet suprême du Caire a renouvelé la détention préventive du défenseur des droits humains Ibrahim Ezz El-Din pour 15 jours.

Le 26 novembre 2019, Ibrahim Ezz El-Din a comparu devant le parquet du Caire, plus de 167 jours après sa disparition forcée.

Le 3 septembre 2019, le tribunal administratif du Caire a reporté au 16 novembre 2019 la première session de l'affaire intentée contre l'organisation ECRF pour déterminer l'endroit où se trouve le défenseur des droits humains Ibrahim Ezz El-Din Ibrahim Ezz El-Din a disparu de force depuis le 12 juin 2019.

Le 12 juin 2019, le défenseur des droits humains Ibrahim Ezz El-Din a été arrêté par les forces égyptiennes de sécurité dans le quartier de Mokatam avant d'être conduit vers un lieu inconnu.

À propos d'Ibrahim Ezz El-Din

Ibrahim Ezz El-DinIbrahim Ezz El-Din est un ingénieur en planification architecturale et chercheur à la Commission égyptienne des droits et libertés (ECRF) qui a travaillé sur le droit au logement et les expulsions forcées en Égypte.

7 Mai 2020
La détention de plusieurs DDH renouvelée par contumace

Le 5 mai 2020, le tribunal correctionnel du Caire a renouvelé la détention des défenseurs des droits humains Mohamed El-Baqer, Ibrahim Ezz El-Din, Mohamed Ibrahim et de la défenseuse des droits humains Mahienour El-Masry pour 45 jours supplémentaires.

L'audience s'est tenue par contumace, en l'absence des défenseur-ses des droits humains ou de leurs avocats. Les défenseur-ses des droits humains sont détenus dans des conditions inhumaines, ce qui les expose à un risque élevé dans le contexte du COVID-19.

La décision d'organiser l'audience sans la présence, même par liaison vidéo, des défenseur-ses des droits humains ou de leurs avocats en raison des restrictions liées au COVID-19, vise clairement à utiliser ces restrictions pour refuser aux défenseur-ses des droits humains une procédure régulière.

 

13 Décembre 2019
La détention préventive d'Ibrahim Ezz El-Din renouvelée pour la première fois

Mise à jour - Le 4 mars 2020, le parquet général du Caire a renouvelé la détention préventive du défenseur des droits humains Ibrahim Ezz El-Din pour 15 jours supplémentaires. Sa détention a été renouvelée plusieurs fois depuis le 4 décembre 2019.

Le 4 décembre 2019, le parquet suprême du Caire a renouvelé la détention préventive du défenseur des droits humains Ibrahim Ezz El-Din pour 15 jours. C’est la première fois que la détention préventive d’Ibrahim Ezz El-Din est renouvelée depuis sa réapparition le 26 novembre 2019. Avant cela, il a subi 167 jours de disparition forcée.

En Égypte, les défenseur-ses des droits humains peuvent rester jusqu'à deux ans en détention préventive, le parquet pouvant demander un renouvellement tous les 15 ou 45 jours.

29 Novembre 2019
Le défenseur des droits humains Ibrahim Ezz El-Din retrouvé

Le 26 novembre 2019, Ibrahim Ezz El-Din a comparu devant le parquet du Caire, plus de 167 jours après sa disparition forcée. Le défenseur avait disparu le 11 juin 2019. Les autorités égyptiennes ont nié l'avoir arrêté ou détenir des informations à son sujet et sur l'endroit où se il trouvait.

Au cours de sa disparition, Ibrahim Ezz El-Din n'a eu aucun contact avec sa famille et il a été la cible d'abus physiques. Le parquet l'accuse d'avoir "diffusé des fausses informations" et d'avoir "rejoint une organisation terroriste".

17 Juin 2019
Le chercheur de l'ECRF Ibrahim Ezz El-Din détenu dans un lieu inconnu

Mise à jour - Le 3 septembre 2019, le tribunal administratif du Caire a reporté au 16 novembre 2019 la première session de l'affaire intentée contre l'organisation ECRF pour déterminer l'endroit où se trouve le défenseur des droits humains Ibrahim Ezz El-Din Ibrahim Ezz El-Din a disparu de force depuis le 12 juin 2019.

 

Le 12 juin 2019, le défenseur des droits humains Ibrahim Ezz El-Din a été arrêté par les forces égyptiennes de sécurité dans le quartier de Mokatam avant d'être conduit vers un lieu inconnu.

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Ibrahim Ezz El-Din est un ingénieur en planification architecturale et chercheur à la Commission égyptienne des droits et libertés (ECRF) qui a travaillé sur le droit au logement et les expulsions forcées en Égypte. Le personnel de l'ECRF est constamment harcelé par les autorités égyptiennes pour avoir dénoncé les atteintes des droits humains et les crimes perpétrés par les autorités égyptiennes. L’ECRF mène une vaste campagne contre le recours systématique aux disparitions forcées en Égypte, accusant la National Security Agency et le Service de renseignements militaires d’enlever des militants politiques et de les placer en détention au secret dans des centres de détention secrets.

Dans la matinée du 12 juin 2019, les forces de sécurité égyptiennes ont arrêté Ibrahim Ezz El-Din dans le quartier de Mokattam et l'ont conduit vers un lieu inconnu. Le poste de police de Mokattam dément sa présence sans ses locaux.

Le défenseur a été arrêté après avoir critiqué les politiques gouvernementales dans les zones de bidonvilles urbains, la manière dont le gouvernement gère ces bidonvilles, certains méga-projets en Égypte et leur faisabilité. La mère du défenseur a envoyé un télégraphe au procureur général et au ministre de l'Intérieur, dans laquelle elle relate l'arrestation de son fils et demande à savoir où il se trouve. Les avocats de l'ECRF ont également contacté le procureur général.

Cette arrestation a eu lieu peu après l'arrestation de l'avocat de l'ECRF, Haytham Mohamadeen, avocat spécialiste du droit du travail et défenseur des droits humains. Le 13 mai 2019, il a disparu de force pendant trois jours après avoir été convoqué par la police de Saf, dans le gouvernorat de Gizeh, après avoir été accusé à tort d'avoir violé les termes de sa liberté conditionnelle. Lorsqu'il s'est rendu au poste de police la police l'arrêté et placé en détention sans qu'il ne puisse contacter son avocat ou sa famille jusqu'au 16 mai 2019. Haytham Mohamadeen avait déjà été arrêté le 22 avril 2016 et accusé d'avoir "rejoint un groupe interdit, participé à une manifestation illégale et pour complot visant à renverser l'État", des charges pour lesquelles il a purgé près de deux ans de prison. Il a été libéré le 29 octobre 2018, par mesure de précaution, 18 jours après que la chambre criminelle du complexe du cinquième tribunal composé se soit prononcée en sa faveur.

Front Line Defenders condamne fermement les arrestations arbitraires et la répression menée par les autorités égyptiennes contre le personnel de l'Egyptian Commission for Rights et Freedom.