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Dr. Hussam Abu Safiya

DDH, médecin
Kamal Adwan Hospital

Le docteur Hussam Abu Safiya est un médecin et défenseur des droits humains palestinien qui vit dans le nord de Gaza en Palestine. Il est pédiatre et directeur de l'hôpital Kamal Adwan qui, en novembre 2024, était l'un des derniers hôpitaux fonctionnant à peine dans le nord de la bande de Gaza, avec seulement deux médecins restants. Depuis le début du génocide israélien à Gaza, le défenseur refuse d'évacuer l'hôpital sur ordre des forces militaires israéliennes, de peur d'abandonner ses patients. Le 25 octobre 2024, l'armée israélienne a brutalement pris d'assaut l'hôpital, bombardé ses bâtiments, arrêté de nombreux patients et tout le personnel de l'hôpital, et tué le fils de Hussam Abu Safiya en raison du refus du père de quitter l'hôpital. Le fils de Hussam Abu Safiya a été pris pour cible par un drone alors qu'il se réfugiait à l'hôpital avec sa famille.

« L'armée israélienne ne sait pas ce qu'elle veut. Ils m'ont arrêté pendant quelques heures et m'ont interrogé pour savoir s'il y avait des combattants à l'intérieur de l'hôpital. Ils m'ont demandé d'évacuer complètement l'hôpital, mais j'ai refusé et leur ai assuré qu'il n'y avait que des patients à l'intérieur. Mais 57 membres du personnel médical de l'hôpital ont été arrêtés. (...) Nous souffrons donc d'une grave pénurie de médecins, en particulier de chirurgiens. Pour l'instant, nous n'avons que des pédiatres — c'est un énorme défi de travailler dans ces conditions. J'ai refusé de quitter l'hôpital et de sacrifier mes patients, alors l'armée m'a puni en tuant mon fils. Je l'ai vu mourir à l'entrée — ce fut un choc terrible. Je lui ai trouvé une tombe près d'un des murs de l'hôpital, afin qu'il puisse rester près de moi. »

Dans les TPO, les défenseur⸱ses des droits humains (DDH) sont victimes d’actes de harcèlement, de restrictions à l’égard de leur liberté de mouvement, de stigmatisation, d’enlèvements, de longues périodes de détention arbitraire — généralement au titre d’ordres de détention administrative —, de perquisitions illégales de leur bureau et de leur domicile et d’assassinats. Le rapport de Front Line Defenders consacré à la Palestine constate que "La plupart des violations se font avec l’assentiment de l’État ou, à défaut de la bénédiction des plus hautes instances des pouvoirs politiques et militaires, elles sont approuvée tacitement par la politique continue d’impunité qui imprègne le système militaire et judiciaire vis à vis des TPO". Dans certains cas, des colons israéliens se sont également rendus coupables de violence envers des DDH.