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#Ukraine

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Avant l'escalade du conflit armé dans l'est de l'Ukraine et l'annexion de la péninsule de Crimée par la Fédération de Russie, les principales préoccupations des défenseur-ses des droits humains (DDH) en Ukraine étaient principalement caractérisées par des obstacles systémiques contre le droit à la liberté de réunion, d'association et contre les libertés personnelles. Dans de nombreux cas, les DDH sont victimes d'intimidation, de harcèlement et d'agressions, tandis que la violence contre les journalistes est tolérée par les autorités. La situation est exacerbée par la corruption généralisée dans toutes les branches du gouvernement et les limites du droit de grève des travailleurs.

Bien que toutes les organisations qui œuvrent pour la protection des droits des différentes minorités (telles que les LGBTI, les groupes ethniques, nationaux et raciaux) rencontrent toujours des obstacles (refus de donner des autorisations et refus de protection) pour pleinement jouir de leur droit à la liberté de réunion, et malgré les risques d'attaques par des groupes radicaux, le gouvernement au pouvoir depuis 2015 soutient de plus en plus leur travail en comparaison à ses prédécesseurs.

Depuis l'annexion de la Péninsule de Crimée, les DDH qui défendent les droits des Tatares de Crimée ou des Ukrainiens, ceux qui surveillent et documentent les violations des droits humains perpétrées dans la péninsule actuellement gouvernée de facto par la Fédération de Russie, et ceux qui travaillent à Luhansk et Donetsk et qui refusent la citoyenneté russe, sont devenus les principales cibles d'actes d'intimidation et de harcèlement systémiques et graves. Par conséquent, les DDH, les journalistes, les avocats et les blogueurs en Crimée et dans l'est de l'Ukraine sont régulièrement harcelés par les forces de sécurité et victimes d'enlèvement, d'agressions physiques, de perquisitions, de surveillance, d'interrogatoires, de détentions illégales, de poursuites pénales, d'accusations de terrorisme et de propager l'extrémisme, de privation de leur droit à un procès équitable, d'examens psychiatriques forcés et de menaces contre les membres de leurs familles. Plusieurs DDH n'ont pas été autorisés à accéder à la péninsule.