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#Guinée

#Guinée

En 2010, la Guinée est revenue à un régime civil après le coup d'État militaire de 2008 ; cependant, la corruption et l'impunité sont toujours généralisées au sein des forces de sécurité. Les défenseur-ses des droits humains courent le risque d'être placés en détention et d'être la cible d'acharnement judiciaire, les journalistes étant particulièrement ciblés par les autorités. La constitution de 2010 protège la liberté de la presse, mais en pratique, les journalistes considérés comme critiques à l'encontre du président Alpha Condé sont poursuivis pour diffamation et pour avoir "insulté l'État". En raison du taux élevé d'illettrisme dans le pays, de nombreux Guinéens ont accès à l'information par le biais de stations radio privées, qui sont régulièrement suspendues lorsqu'elles sont considérées critiques à l'encontre du gouvernement.

Le Code pénal, révisé et adopté le 4 juillet 2016, pénalise la torture mais contient toujours des dispositions qui pénalisent le mépris, la diffamation et les insultes à l'encontre des personnalités publiques, avec des peines allant jusqu'à cinq ans de prison et une amende. Les dispositions restent vagues et peu claires, ce qui donne aux autorités la possibilité d'interpréter et de poursuivre les personnes qui expriment des opinions dissidentes ou qui dénoncent des violations des droits humains, comme les défenseur-ses des droits humains.