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Khalihon Al-Faak proteste contre son arrestation arbitraire, sa peine injuste et les tortures et mauvais traitements qu'il dénonce

Statut: 
Condamné
A propos de la situation

Le 17 janvier, la Cour d'appel de Laâyoune a décidé de réduire la peine d'Ali Al-Sadouni, Nour-al-Din Arkoubi et Khalihon Al-Faak de deux ans à un an et demi

 

A propos de Khalihon Al-Faak

khalihon_al-faak.jpgKhalihon Al-Faak est un défenseur des droits humains militant pour la promotion et la protection des droits des habitants du Sahara occidental, en particulier le droit à l'autodétermination.

18 Janvier 2017
Khalihon Al-Faak proteste contre son arrestation arbitraire, sa peine injuste et les tortures et mauvais traitements qu'il dénonce

Le 17 janvier 2017, trois défenseurs des droits humains sahraouis MM. Ali Al-Sadouni, Nour-al-Din Arkoubi et Khalihon Al-Faak entraient dans leur treizième jour de grève de la faim. Celle-ci vise à dénoncer leur détention arbitraire, la peine de prison de deux ans qui leur a été infligée ainsi que les tortures et mauvais traitements qu'ils affirment avoir subis de la part des autorités marocaines dans la prison d'Al-Akhal à Laâyoune, au Sahara occidental, depuis leur arrestation le 1 décembre 2016. Le 14 janvier 2017, ces trois défenseurs des droits humains ont été placés en isolement en réaction à leur protestation pacifique.

Ali Al-Sadouni et Nour-al-Din Arkoubi sont des défenseurs des droits humains travaillant à coordonner les habitants du Sahara occidental qui refusent la citoyenneté de l'occupant marocain. Ils défendent activement le droit à l'autodétermination au Sahara occidental. Ali Al-Sadouni a fréquemment été arrêté et affirme subir des tortures et des mauvais traitements du fait des autorités marocaines en raison de son action en faveur des droits humains. Khalihon Al-Faak est un défenseur des droits humains militant pour la promotion et la protection des droits des habitants du Sahara occidental, en particulier le droit à l'autodétermination.

Le 14 janvier 2017, ces trois défenseurs des droits humains ont été placés en isolement en réaction à leur grève de la faim. Dis jours plus tôt, le 4 janvier 2017, Ali Al-Sadouni, Nour-al-Din Arkoubi et Khalihon Al-Faak avaient entamé une grève de la faim, la deuxième depuis leur arrestation, pour dénoncer leur détention arbitraire, les tortures et violences qu'ils affirment avoir subies, le manque de soins médicaux et les mauvaises conditions de détention dans leur prison de Laâyoune. Leurs familles rapportent que les trois défenseurs des droits humains ont confirmé avoir subi des tortures et des violences et s'être vu refuser des soins médicaux par les autorités marocaines. En particulier, Ali Al-Sadouni n'a pas eu accès à son traitement contre l'épilepsie malgré son ordonnance médicale en bonne et due forme. Les trois défenseurs des droits humains ont été jugés le 21 décembre 2016 après plusieurs ajournements de séance depuis leur mise en détention le 1 décembre 2016. Des officiers des services de sécurité marocains ont procédé à l'arrestation d'Ali Al-Sadouni, Nour-al-Din Arkoubi et Khalihon Al-Faak le 1 décembre 2016 à 21 h 55 alors qu'ils se trouvaient dans un café d'Al-Samara, à Laâyoune. Ils avaient déjà reçu des menaces d'arrestation de la part des autorités marocaines en raison de leur action et de leur participation à des manifestations pacifiques pour le droit à l'autodétermination au Sahara occidental. Les trois défenseurs ont été condamnés à deux ans de prison le 21 décembre 2016, sur la base de fausses inculpations d'incitation et de violence contre les représentants des pouvoirs publics, d'obstruction à la circulation, de désobéissance publique, de possession d'armes et de menace à l'ordre public.

Front Line Defenders condamne la peine prononcée contre les défenseurs des droits humains susmentionnés, celle-ci semblant uniquement motivée par leur action pacifique et légitime en faveur des droits humains et leur plaidoyer pour le droit à l'autodétermination au Sahara occidental. Front Line Defenders est en outre gravement préoccupée par leurs allégations de torture et de mauvais traitements et le refus de les soigner.

Front Line Defenders exhorte les autorités marocaines à:

1. annuler immédiatement et sans condition les peines prononcées contre Ali Al-Sadouni, Nour-al-Din Arkoubi et Khalihon Al-Faak et à les relâcher ;

2. prendre les mesures nécessaires afin de garantir l'intégrité physique et psychologique et la sécurité d'Ali Al-Sadouni, Nour-al-Din Arkoubi et Khalihon Al-Faak;

3. assurer à Ali Al-Sadouni, Nour-al-Din Arkoubi et Khalihon Al-Faak l'accès immédiat et sans restriction à des soins médicaux ainsi que des conditions de détention correspondant à l'« Ensemble de principes pour la protection de toutes personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d'emprisonnement » adopté par l'Assemblée Générale de l'ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988 ;

4. ouvrir immédiatement une enquête approfondie et impartiale sur les allégations de torture et mauvais traitements infligés à ces défenseurs des droits humains, dans le but de publier les résultats et de traduire les responsables en justice conformément aux normes internationales ;

5. garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains au Sahara occidental, puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles.