La Cour confirme les six mois de détention administrative d'Ayman Ghraieb
Le 15 décembre 2025, le tribunal militaire d'Ofer a confirmé un ordre de détention administrative de six mois prononcé à l'encontre du défenseur palestinien des droits humains Ayman Ghraieb, à l'issue d'une procédure sommaire qui s’est tenue à huis clos.
Le 17 novembre 2025, le défenseur palestinien des droits humains Ayman Ghraieb a été arrêté dans la région d'al-Fasayil (vallée du Jourdain, Cisjordanie) par l'armée israélienne et a disparu de force pendant deux jours.
Ayman Ghraieb est un défenseur palestinien des droits humains dont le travail consiste principalement à documenter les violations des droits humains commises par les autorités israéliennes et les colons contre les Palestiniens en Cisjordanie. Il soutient activement les communautés palestiniennes marginalisées et menacées, telles que les agriculteurs dont les terres sont visées par des saisies et soumises à la violence des colons. Il coordonne et participe également à des campagnes de solidarité locales et internationales visant à protéger ces communautés.
En outre, il partage des photos et des vidéos sur ses comptes de réseaux sociaux, mettant en évidence les exactions israéliennes dans la vallée du Jourdain (Al-Aghwar), qui représente 30 % de la superficie totale de la Cisjordanie. À cause de son travail, Ayman Ghraieb est victime de harcèlement, de menaces et d'arrestations de la part des autorités israéliennes, ainsi que de campagnes de diffamation de la part de colons et d'organisations de droite.
Le 15 décembre 2025, le tribunal militaire d'Ofer a confirmé un ordre de détention administrative de six mois prononcé à l'encontre du défenseur palestinien des droits humains Ayman Ghraieb, à l'issue d'une procédure sommaire qui s’est tenue à huis clos. Au cours de l'audience, le défenseur a été accusé d'« incitation » sans autre explication et son avocat s'est vu refuser l'accès à toute preuve présumée. Cela constitue une violation du droit à un procès équitable et à une défense efficace. L'ordre administratif permet de renouveler indéfiniment la détention du défenseur. Il est toujours détenu à la prison de Megiddo et n'a pas le droit de recevoir la visite de sa famille ni de son avocat.
Front Line Defenders condamne fermement la détention administrative d'Ayman Ghraieb et estime qu'elle est directement liée à son travail légitime en faveur des droits humains, consistant à documenter les violations commises à l'encontre des Palestiniens en Cisjordanie occupée.
Le 1er décembre 2025, le commandant militaire israélien a émis un ordre de détention administrative de six mois à l'encontre du défenseur des droits humains Ayman Ghraieb. La décision a été rendue au motif que le défendeur « met en danger la sécurité de la région ». Une audience de contrôle judiciaire aura lieu au tribunal militaire de Salem dans les 12 jours suivant la date à laquelle la décision a été rendue.
Ayman Ghraieb est un défenseur palestinien des droits humains dont le travail consiste principalement à documenter les violations des droits humains commises par les autorités israéliennes et les colons contre les Palestiniens en Cisjordanie. Il soutient activement les communautés palestiniennes marginalisées et menacées, telles que les agriculteurs dont les terres sont visées par des saisies et soumises à la violence des colons. Il coordonne et participe également à des campagnes de solidarité locales et internationales visant à protéger ces communautés. En outre, il partage des photos et des vidéos sur ses comptes de réseaux sociaux, mettant en évidence les exactions israéliennes dans la vallée du Jourdain (Al-Aghwar), qui représente 30 % de la superficie totale de la Cisjordanie. En raison de son travail, Ayman Ghraieb est victime de harcèlement, de menaces et d'arrestations par les autorités israéliennes, ainsi que de campagnes de dénigrement menées par des colons et des organisations d'extrême droite.
Après son arrestation le 17 novembre 2025, le défenseur a d'abord été détenu dans la base militaire israélienne de Samra, dans la vallée du Jourdain, avant d'être transféré dans un centre de détention. Une seule audience a eu lieu le 25 novembre 2025 devant le tribunal militaire de Salem, où sa détention a été prolongée de six jours dans le but de rendre l’ordre de détention administrative. L'audience s'est déroulée en ligne, de sorte que ni sa famille ni son avocat n'ont pu y assister. Actuellement, le défenseur des droits humains est détenu à la prison de Megiddo sans pouvoir contacter son avocat ni sa famille.
Front Line Defenders est profondément préoccupée par l’ordre de détention administrative prononcé à l'encontre du défenseur des droits humains Ayman Ghraieb. L'organisation appelle les autorités israéliennes à annuler l'ordre administratif et à libérer immédiatement et sans condition Ayman Ghraieb.
Le 17 novembre 2025, le défenseur palestinien des droits humains Ayman Ghraieb a été arrêté dans la région d'al-Fasayil (vallée du Jourdain, Cisjordanie) par l'armée israélienne et a disparu de force pendant deux jours.
Ayman Ghraieb est un défenseur palestinien des droits humains dont le travail consiste principalement à documenter les violations des droits humains commises par les autorités israéliennes et les colons contre les Palestiniens en Cisjordanie. Il soutient activement les communautés palestiniennes marginalisées et menacées, telles que les agriculteurs dont les terres sont visées par des saisies et soumises à la violence des colons. Il coordonne et participe également à des campagnes de solidarité locales et internationales visant à protéger ces communautés. En outre, il partage des photos et des vidéos sur ses comptes de réseaux sociaux, mettant en évidence les exactions israéliennes dans la vallée du Jourdain (Al-Aghwar), qui représente 30 % de la superficie totale de la Cisjordanie. À cause de son travail, Ayman Ghraieb est victime de harcèlement, de menaces et d'arrestations de la part des autorités israéliennes, ainsi que de campagnes de diffamation de la part de colons et d'organisations de droite.
Le 17 novembre 2025, Ayman Ghraieb se trouvait dans sa voiture avec une autre personne dans la région d'al-Fasayil, dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, lorsqu'un groupe de colons israéliens s'est approché d'eux. Parmi les colons se trouvait une personne qui assure la coordination de la sécurité entre l'armée et les colons dans cette région. Les colons ont menacé le défenseur, puis ont contacté l'armée israélienne pour qu'elle vienne l'arrêter. L’armée israélienne a conduit Ayman Ghraieb vers un lieu inconnu. Pendant deux jours, l'armée israélienne et la police ont refusé de reconnaître qu'il était sous leur garde.
Le 20 novembre 2025, après deux jours d'enquête, l'avocate d'Ayamn Ghraieb, Riham Nasra, a réussi à obtenir des informations des autorités israéliennes concernant le lieu où il se trouvait. Les autorités ont informé l'avocate qu'Ayman Ghraieb était détenu dans la base militaire israélienne de Samra, dans la vallée du Jourdain. Elles ont également déclaré que son premier interrogatoire aurait lieu le 23 novembre 2025, soit six jours après son arrestation, et elles ont fait part de leur intention de le placer en détention administrative.
L'avocate a également indiqué que le défenseur avait été hospitalisé après avoir été transféré de la garde de l'armée israélienne à celle des services pénitentiaires israéliens. Cependant, les autorités ont refusé de révéler dans quel hôpital il se trouve et quel est son état de santé actuel ; il était en bonne santé au moment de son enlèvement.
Front Line Defenders est profondément préoccupée par la sécurité d'Ayman Ghraieb et estime qu'il a été enlevé à cause de son travail pacifique en faveur des droits humains.
Front Line Defenders exhorte les autorités israéliennes à :
- Libérer immédiatement et sans condition Ayman Ghraieb ainsi que les autres défenseur⸱ses des droits humains palestiniens détenus ;
- Veiller à ce qu'Ayman Ghraieb reçoive un traitement médical approprié ;
- Veiller à ce qu'Ayman Ghraieb puisse voir son avocate et sa famille ;
- Mettre fin aux exactions commises par les colons israéliens à l'encontre des défenseur⸱ses des droits humains palestiniens en Cisjordanie ;
- Cesser de prendre pour cible tous les défenseur⸱ses des droits humains dans les territoires palestiniens occupés et garantir qu’en toutes circonstances ils puissent mener à bien leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains sans crainte de représailles et sans aucune restriction, y compris l’acharnement judiciaire.
