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Abdullah Benaoum accusé à cause de son travail en faveur des droits humains

Statut: 
Battu en prison
À propos de la situation

Le 3 juin 2019, le tribunal correctionnel de Ghilizan a accordé une libération conditionnelle à Abdullah Benaoum, à la suite d'une demande de ses avocats. L'appel qu'il a interjeté est toujours en attente devant la cour de cassation.

Le 26 décembre 2018, Abdullah Benaoum a écrit une lettre à sa famille et à ses amis, dans laquelle il dit avoir été violemment passé à tabac par des gardes de la prison le 10 décembre dernier (la journée internationale des droits humains), dans la prison de Mascara, où il a été transféré.

Le 17 octobre 2018, Abdullah Benaoum a suspendu sa grève de la faim, après 30 jours, en raison de la rapide dégradation de sa santé. Pendant sa grève de la faim, il a perdu près de onze kilos. Le 16 octobre, il a été transféré de force dans la clinique de la prison de Tiaret dans un état critique.

La santé du défenseur des droits humains algérien et militant sur les réseaux sociaux Abdullah Benaoum se détériore gravement car il est en grève de la faim depuis le 18 septembre 2018.

Le 6 juin 2018, la cour d'appel de Ghilizan a confirmé la peine de deux ans de prison prononcée contre Abdullah Benaoum, pour plusieurs accusations relatives à des messages postés sur Facebook dans lesquels il critiquait le gouvernement.

Le 23 mai, la cour d'assise de Ghilizan a reporté les audiences de l'appel contre l'inculpation d'Abdullah Benaoum au 6 juin 2018.

À propos du DDH

hrd_abdullah_benaoum.jpgAbdullah Benaoum est défenseur des droits humains; il milite sur les réseaux sociaux et a écrit sur le droit du travail, les droits des prisonniers et les droits des personnes en situation de handicap en Algérie. Le défenseur participe à des manifestations pour surveiller et documenter, via les réseaux sociaux, les violations de la liberté de rassemblement et d'association causées par l'usage excessif de la force par la police.

3 Juin 2019
Abdullah Benaoum placé en liberté conditionnelle

Le 3 juin 2019, le tribunal correctionnel de Ghilizan a accordé une libération conditionnelle à Abdullah Benaoum, à la suite d'une demande de ses avocats. L'appel qu'il a interjeté est toujours en attente devant la cour de cassation.

12 Janvier 2019
Passé à tabac en prison

Le 26 décembre 2018, Abdullah Benaoum a écrit une lettre à sa famille et à ses amis, dans laquelle il dit avoir été violemment passé à tabac par des gardes de la prison le 10 décembre dernier (la journée internationale des droits humains), dans la prison de Mascara, où il a été transféré. Lorsque le défenseur a perdu connaissance, les gardiens l'auraient alors trainé dans une cellule d'isolement. L'avocat d'Abdullah Benaoum a porté plainte contre les actes de torture envers son client et a envoyé une copie au ministre de la Justice et à l'administration de la prison.

20 Octobre 2018
Abdullah Benaoum suspend sa grève de la faim après 30 jours

Le 17 octobre 2018, Abdullah Benaoum a suspendu sa grève de la faim, après 30 jours, en raison de la rapide dégradation de sa santé. Pendant sa grève de la faim, il a perdu près de onze kilos. Le 16 octobre, il a été transféré de force dans la clinique de la prison de Tiaret dans un état critique. Il n'a pas été informé de sa destination avant son arrivée à la clinique. Abdullah Benaoum a entamé une grève de la faim le 18 septembre, pour protester contre sa détention à l'isolement et contre le fait qu'il soit coupé du monde extérieur en permanence.

Le défenseur qui milite sur les réseaux sociaux purge actuellement une peine de deux ans de prison pour plusieurs charges portées contre lui, dont : violation de l'article 46 de l'ordre 01/06 de la Charte sur la paix et la réconciliation, qui interdit les publications sur la guerre civile algérienne de 1990 : "Est puni d'un emprisonnement de trois ans à cinq ans et d'une amende de 250.000 DA à 500.000 DA, quiconque qui, par ses déclarations, écrits ou tout autre acte, utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale, pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne démocratique et populaire, fragiliser l'État, nuire à l'honorabilité de ses agents qui l'ont dignement servie, ou ternir l'image de l'Algérie sur le plan international."

 

11 Octobre 2018
Abdullah Benaoum en grève de la faim; sa santé se détériore

La santé du défenseur des droits humains algérien et militant sur les réseaux sociaux Abdullah Benaoum se détériore gravement car il est en grève de la faim depuis le 18 septembre 2018. Il est détenu dans la prison de Belacel, à Ghilizan, et il proteste contre son maintien à l'isolement et son isolement du monde extérieur aux mains des autorités algériennes, qui lui interdisent tout contact avec sa famille et ses amis.

Abdullah Benaoum est un défenseur des droits humains qui écrit à propos du droit du travail, des droits des prisonniers et des droits des personnes avec un handicap en Algérie. Il a participé à de nombreuses manifestations pour surveiller et documenter les violations de la liberté de rassemblement et d'association causées par l'usage excessif de la force, via les réseaux sociaux. Le défenseur est régulièrement victime d'acharnement judiciaire en raison de son travail pour la défense et la promotion des droits humains en Algérie.

Le défenseur des droits humains est placé à l'isolement depuis le début de sa détention en avril 2018. Cela l'a poussé à protester contre ses conditions de détention par le biais d'une grève de la faim. Peu avant d'être emprisonné, le défenseur a subi une opération cardiaque et il a besoin de médicaments et d'un régime alimentaire sain quotidiennement. Son avocat, qui a pu lui rendre visite récemment, a déclaré que les conséquences de la grève de la faim menacent la vie d'Abdullah Benaoum, car l'absence d'alimentation et le fait qu'il ne puisse pas prendre ses médicaments ont un impact grave sur sa santé. La famille d'Abdullah Benaoum n'a pas été autorisée à le voir au cours des quatre dernières semaines.

Le 2 avril 2018, le tribunal pénal de Ghilizan a condamné Abdullah Benaoum à deux ans de prison après un nouveau procès pour plusieurs accusations liées à des messages postés sur Facebook, dans lesquels il critiquait le gouvernement. La cour d'appel de Ghilizan a confirmé la peine de deux ans le 6 juin 2018.

Front Line Defenders considère que cela fait partie d'une tendance continue de harcèlement à l'encontre d'Abdullah Benaoum. Front Line Defenders est profondément préoccupée par l'intégrité physique et psychologique d'Abdullah Benaoum.

5 Avril 2018
Condamnation d'Abdullah Benaoum

Mise à jour : Le 6 juin 2018, la cour d'appel de Ghilizan a confirmé la peine de deux ans de prison prononcée contre Abdullah Benaoum, pour plusieurs accusations relatives à des messages postés sur Facebook dans lesquels il critiquait le gouvernement.

Mise à jour: Le 23 mai, la cour d'assise de Ghilizan a reporté les audiences de l'appel contre l'inculpation d'Abdullah Benaoum au 6 juin 2018.

Mise à jour: Les audiences de l'appel contre l'inculpation d'Abdullah Benaoum commenceront devant la cour d'appel de Ghilizan le 23 mai 2018.

Le 2 avril, la cour d'assise de Ghilizan a condamné le défenseur des droits humains Abdullah Benaoum à deux ans de prison après un nouveau procès pour plusieurs accusations liées à des messages postés sur Facebook, dans lesquels il critiquait le gouvernement.

Abdullah Benaoum est militant sur les réseaux sociaux; il écrit sur des sujets tels que le droit du travail, les droits des prisonniers et les droits des personnes en situation de handicap en Algérie. Il avait surveillé et documenté les violations de la liberté de rassemblement et d'association sur les réseaux sociaux, et il avait critiqué l'usage excessif de la force par la police contre les manifestants pacifiques dans la province de Ghilizan, dans le nord de l'Algérie.

Le 18 mars 2018, le tribunal de Ghilizan a condamné Abdullah Benaoum par contumace à deux ans de prison. Il a été arrêté le 20 mars après avoir été placé sous contrôle judiciaire sur décision de la Chambre d'accusation du tribunal de Ghilizan, le 1er février 2018. L'ordre stipulait que le défenseur devait se présenter devant la cour de Ghilizan une fois par semaine et qu'il ne devait pas quitter la municipalité de Ghilizan. Le nouveau procès dAbdullah Benaoum a commencé le 26 mars pour "incitation à un rassemblement illégal", "participation à un rassemblement illégal", "insulte envers une institution publique", "publication de documents contraires à l'intérêt national", "insulte envers le président de la république", et "publications d'informations personnelles" à propos de commandants militaires. Il a aussi été accusé d'avoir violé l'article 46 de l'ordre 01/06 de la Charte sur la paix et la réconciliation, qui interdit les publications à propos de la guerre civile algérienne de 1990.

Front Line Defenders condamne la sentence d'Abdullah Benaoum, et pense que son arrestation et sa condamnation sont uniquement motivées par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line Defenders appelle à sa libération immédiate et appelle les autorités algériennes à garantir que le défenseur puisse mener à bien ses activités légitimes, sans restriction et sans craindre de représailles.

 

23 Mars 2018
Arrestation d'Abdullah Benaoum

Le 20 mars 2018, les autorités algériennes ont exécuté un ordre d'arrestation émis contre Abdullah Benaoum. L'arrestation a eu lieu deux jours après que le défenseur a été condamné à deux ans de prison et une amende de 200 000 dinars algériens pour plusieurs accusations relatives à des messages qu'il a postés sur Facebook. Abdullah Benaoum était sous contrôle judiciaire depuis le 1er février 2018, sur décision de la Chambre d'accusation du tribunal de Ghalizan. L'ordre stipulait que le défenseur devait se présenter devant la cour de Ghalizan une fois par semaine et qu'il ne devait pas quitter la municipalité de Ghalizan.

Abdullah Benaoum est défenseur des droits humains et milite sur les réseaux sociaux; il écrit sur des sujets tels que le droit du travail, les droits des prisonniers et les droits des personnes en situation de handicap en Algérie. Le défenseur a participé à des manifestations pour surveiller et documenter, via les réseaux sociaux, les violations de la liberté de rassemblement et d'association causées par l'usage excessif de la force par la police.

Mardi 20 mars 2018, Abdullah Benaoum a été arrêté par les autorités, suite à sa condamnation le 18 mars 2018 à deux ans de prison et une amende de 200 000 dinars algériens, pour "incitation à se rassembler illégalement", "participation à un rassemblement illégal", "insulte contre les institutions publiques", "publication de contenu visant à nuire aux intérêts nationaux", "insultes envers le président de la République", "publication d'informations personnelles" liées à des publications sur des commandants de l'armée, et violation de l'article 46 de l'ordre 01/06 de la Charte sur la paix et la réconciliation, qui interdit les publications sur la guerre civile algérienne de 1990. Toutes ces accusations sont liées à des messages que le défenseur des droits humains a postés sur Facebook.

Abdullah Benaoum est régulièrement victime d'acharnement judiciaire en représailles à son travail pour la défense des droits humains et leur promotion en Algérie.

Front Line Defenders condamne l'arrestation et la condamnation d'Abdullah Benaoum, et pense que tout cela est uniquement motivé par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line Defenders appelle à sa libération immédiate.

13 Février 2018
Abdullah Benaoum accusé à cause de son travail en faveur des droits humains

Mise à jour - Le 14 février 2018, lors de deux audiences distinctes du défenseur des droits humains Abdullah Benaoum, l’accusation a requis un total de deux ans de prison et une amende 200000 dinars algériens pour "participation à un rassemblement non autorisé" et "insulte envers une institution publique". Le verdict sera rendu le 28 février 2018, tandis que le défenseur sera jugé dans un autre procès, de nouveau pour "insulte envers une institution publique".

Le 14 février 2018, le défenseur des droits humains Abdullah Benaoum sera jugé pour "participation à un rassemblement non autorisé", "insulte envers une institution publique", "publication de documents visant à nuire aux intérêts nationaux", "insulte envers le président de la République" pour des publications à propos de commandants militaires, et violations de l'article 46 de l'ordre 01/06 de la Charte sur la Paix et la Réconciliation, qui interdit les publications sur la guerre civile en Algérie dans les années 1990 et qui prévoit une peine de trois ans minimum à cinq ans maximum de prison.

Download Urgent Appeal

Le défenseur est régulièrement victime d'acharnement judiciaire en représailles à son travail pour la défense et la promotion des droits humains en Algérie. Jeudi 1er février 2018, la chambre d'accusation du tribunal de Ghalizan a ordonné la mise sous surveillance judiciaire d'Abdullah Benaoum. L'ordre stipule que le défenseur doit se présenter devant le tribunal de Ghalizan une fois par semaine et qu'il ne doit pas quitter la ville.

Front Line Defenders condamne l'acharnement judiciaire contre le défenseur des droits humains Abdullah Benaoum et pense que cela est uniquement motivé par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.

Front Line Defenders exhorte les autorités algériennes à:

1. Cesser immédiatement toute forme d'acharnement judiciaire contre Abdullah Benaoum et à abandonner toutes les charges portées contre lui;

2. Garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains en Algérie puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.