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Abdullah Benaoum accusé à cause de son travail en faveur des droits humains

Statut: 
Condamnanation confirmée
À propos de la situation

Le 6 juin 2018, la cour d'appel de Ghilizan a confirmé la peine de deux ans de prison prononcée contre Abdullah Benaoum, pour plusieurs accusations relatives à des messages postés sur Facebook dans lesquels il critiquait le gouvernement.

Le 23 mai, la cour d'assise de Ghilizan a reporté les audiences de l'appel contre l'inculpation d'Abdullah Benaoum au 6 juin 2018.

Les audiences de l'appel contre l'inculpation d'Abdullah Benaoum commenceront devant la cour d'appel de Ghilizan le 23 mai 2018.

Le 2 avril, la cour d'assise de Ghilizan a condamné le défenseur des droits humains Abdullah Benaoum à deux ans de prison après un nouveau procès pour plusieurs accusations liées à des messages postés sur Facebook, dans lesquels il critiquait le gouvernement.

À propos du DDH

hrd_abdullah_benaoum.jpgAbdullah Benaoum est défenseur des droits humains; il milite sur les réseaux sociaux et a écrit sur le droit du travail, les droits des prisonniers et les droits des personnes en situation de handicap en Algérie. Le défenseur participe à des manifestations pour surveiller et documenter, via les réseaux sociaux, les violations de la liberté de rassemblement et d'association causées par l'usage excessif de la force par la police.

5 Avril 2018
Condamnation d'Abdullah Benaoum

Mise à jour : Le 6 juin 2018, la cour d'appel de Ghilizan a confirmé la peine de deux ans de prison prononcée contre Abdullah Benaoum, pour plusieurs accusations relatives à des messages postés sur Facebook dans lesquels il critiquait le gouvernement.

Mise à jour: Le 23 mai, la cour d'assise de Ghilizan a reporté les audiences de l'appel contre l'inculpation d'Abdullah Benaoum au 6 juin 2018.

Mise à jour: Les audiences de l'appel contre l'inculpation d'Abdullah Benaoum commenceront devant la cour d'appel de Ghilizan le 23 mai 2018.

Le 2 avril, la cour d'assise de Ghilizan a condamné le défenseur des droits humains Abdullah Benaoum à deux ans de prison après un nouveau procès pour plusieurs accusations liées à des messages postés sur Facebook, dans lesquels il critiquait le gouvernement.

Abdullah Benaoum est militant sur les réseaux sociaux; il écrit sur des sujets tels que le droit du travail, les droits des prisonniers et les droits des personnes en situation de handicap en Algérie. Il avait surveillé et documenté les violations de la liberté de rassemblement et d'association sur les réseaux sociaux, et il avait critiqué l'usage excessif de la force par la police contre les manifestants pacifiques dans la province de Ghilizan, dans le nord de l'Algérie.

Le 18 mars 2018, le tribunal de Ghilizan a condamné Abdullah Benaoum par contumace à deux ans de prison. Il a été arrêté le 20 mars après avoir été placé sous contrôle judiciaire sur décision de la Chambre d'accusation du tribunal de Ghilizan, le 1er février 2018. L'ordre stipulait que le défenseur devait se présenter devant la cour de Ghilizan une fois par semaine et qu'il ne devait pas quitter la municipalité de Ghilizan. Le nouveau procès dAbdullah Benaoum a commencé le 26 mars pour "incitation à un rassemblement illégal", "participation à un rassemblement illégal", "insulte envers une institution publique", "publication de documents contraires à l'intérêt national", "insulte envers le président de la république", et "publications d'informations personnelles" à propos de commandants militaires. Il a aussi été accusé d'avoir violé l'article 46 de l'ordre 01/06 de la Charte sur la paix et la réconciliation, qui interdit les publications à propos de la guerre civile algérienne de 1990.

Front Line Defenders condamne la sentence d'Abdullah Benaoum, et pense que son arrestation et sa condamnation sont uniquement motivées par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line Defenders appelle à sa libération immédiate et appelle les autorités algériennes à garantir que le défenseur puisse mener à bien ses activités légitimes, sans restriction et sans craindre de représailles.

 

23 Mars 2018
Arrestation d'Abdullah Benaoum

Le 20 mars 2018, les autorités algériennes ont exécuté un ordre d'arrestation émis contre Abdullah Benaoum. L'arrestation a eu lieu deux jours après que le défenseur a été condamné à deux ans de prison et une amende de 200 000 dinars algériens pour plusieurs accusations relatives à des messages qu'il a postés sur Facebook. Abdullah Benaoum était sous contrôle judiciaire depuis le 1er février 2018, sur décision de la Chambre d'accusation du tribunal de Ghalizan. L'ordre stipulait que le défenseur devait se présenter devant la cour de Ghalizan une fois par semaine et qu'il ne devait pas quitter la municipalité de Ghalizan.

Abdullah Benaoum est défenseur des droits humains et milite sur les réseaux sociaux; il écrit sur des sujets tels que le droit du travail, les droits des prisonniers et les droits des personnes en situation de handicap en Algérie. Le défenseur a participé à des manifestations pour surveiller et documenter, via les réseaux sociaux, les violations de la liberté de rassemblement et d'association causées par l'usage excessif de la force par la police.

Mardi 20 mars 2018, Abdullah Benaoum a été arrêté par les autorités, suite à sa condamnation le 18 mars 2018 à deux ans de prison et une amende de 200 000 dinars algériens, pour "incitation à se rassembler illégalement", "participation à un rassemblement illégal", "insulte contre les institutions publiques", "publication de contenu visant à nuire aux intérêts nationaux", "insultes envers le président de la République", "publication d'informations personnelles" liées à des publications sur des commandants de l'armée, et violation de l'article 46 de l'ordre 01/06 de la Charte sur la paix et la réconciliation, qui interdit les publications sur la guerre civile algérienne de 1990. Toutes ces accusations sont liées à des messages que le défenseur des droits humains a postés sur Facebook.

Abdullah Benaoum est régulièrement victime d'acharnement judiciaire en représailles à son travail pour la défense des droits humains et leur promotion en Algérie.

Front Line Defenders condamne l'arrestation et la condamnation d'Abdullah Benaoum, et pense que tout cela est uniquement motivé par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains. Front Line Defenders appelle à sa libération immédiate.

13 Février 2018
Abdullah Benaoum accusé à cause de son travail en faveur des droits humains

Mise à jour - Le 14 février 2018, lors de deux audiences distinctes du défenseur des droits humains Abdullah Benaoum, l’accusation a requis un total de deux ans de prison et une amende 200000 dinars algériens pour "participation à un rassemblement non autorisé" et "insulte envers une institution publique". Le verdict sera rendu le 28 février 2018, tandis que le défenseur sera jugé dans un autre procès, de nouveau pour "insulte envers une institution publique".

Le 14 février 2018, le défenseur des droits humains Abdullah Benaoum sera jugé pour "participation à un rassemblement non autorisé", "insulte envers une institution publique", "publication de documents visant à nuire aux intérêts nationaux", "insulte envers le président de la République" pour des publications à propos de commandants militaires, et violations de l'article 46 de l'ordre 01/06 de la Charte sur la Paix et la Réconciliation, qui interdit les publications sur la guerre civile en Algérie dans les années 1990 et qui prévoit une peine de trois ans minimum à cinq ans maximum de prison.

Download Urgent Appeal

Le défenseur est régulièrement victime d'acharnement judiciaire en représailles à son travail pour la défense et la promotion des droits humains en Algérie. Jeudi 1er février 2018, la chambre d'accusation du tribunal de Ghalizan a ordonné la mise sous surveillance judiciaire d'Abdullah Benaoum. L'ordre stipule que le défenseur doit se présenter devant le tribunal de Ghalizan une fois par semaine et qu'il ne doit pas quitter la ville.

Front Line Defenders condamne l'acharnement judiciaire contre le défenseur des droits humains Abdullah Benaoum et pense que cela est uniquement motivé par son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.

Front Line Defenders exhorte les autorités algériennes à:

1. Cesser immédiatement toute forme d'acharnement judiciaire contre Abdullah Benaoum et à abandonner toutes les charges portées contre lui;

2. Garantir qu’en toutes circonstances, tous-tes les défenseur-ses des droits humains en Algérie puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.