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Abelino Chub Caal

DDH

"I'm Abelino Chub Caal. I'm the son of a humble Maya Q'Echii peasant family. I am imprisoned for pleading for justice and defending my peasant brothers and sisters. My deprivation of liberty is a sign of the inability of the State authorities to resolve the social conflict".

Letter from Abelino, 18 June 2017

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Abelino Chub Caal est membre de la Fondation Guillermo Toriello, qui promeut le développement local dans le cadre des accords de paix. La Fondation se consacre également au plaidoyer en faveur d'un logement digne pour tous, du développement local, d'une agriculture durable pour l'environnement ainsi que pour la préservation de la mémoire du conflit armé au Guatemala. Dans le cadre de son travail en faveur des droits humains, Abelino Chub Caal accompagne 29 communautés de la Sierra de Santa Cruz, département d'Izabal, dont les terres, l'environnement et les droits culturels sont menacés par des intérêts miniers, en particulier par les opérations de la Compañía Guatemalteca de Níquel (CGN), et des propriétaires de ranchs, en dépit d'un jugement de la cour constitutionnelle favorable aux communautés.

 

Au Guatemala, les défenseur-ses des droits humains (DDH) sont l’objet de menaces de mort, d’agressions physiques, d’actes de harcèlement, de surveillance, de stigmatisation, de harcèlement judiciaire, de détentions arbitraires, de disparitions forcées et d’assassinats. La plupart de ces violations sont l’œuvre de structures sécuritaires clandestines et de groupes illégaux. Le niveau d'impunité exceptionnellement élevé dont bénéficient les coupables accentue exponentiellement le risque pour les DDH.

L'utilisation déloyale de procédures pénales intentées contre les DDH, afin de les empêcher de mener leurs activités légitimes en faveur des droits humains, est un problème sérieux. De nombreuses procédures criminelles sont lancées par des compagnies privées (souvent soutenues par les gouvernements européens et nord-américains) liées au secteur minier et à la construction de barrages, accusant injustement les DDH de crimes, notamment de terrorisme, usurpation de terre, enlèvements et autres. Dans le cadre de procédures judiciaires, des campagnes de diffamation et la stigmatisation sont orchestrées à la fois par l'État et des acteurs non étatiques, notamment par des entreprises transnationales et des médias de droite. Les autorités continuent de publier des déclarations et des communiqués de presse dans lesquels ils incriminent publiquement les DDH pour des charges non vérifiées.