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#Togo

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Au Togo, les DDH sont officiellement autorisés à promouvoir et à plaider en faveur des droits humains. Ils participent à des campagnes de sensibilisation aux droits humains et collaborent régulièrement avec les médias. Ils offrent aussi plusieurs formes de soutien aux victimes de violations des droits humains, tels que l'assistance juridique et un soutien psycho-social. La liberté d'association est garantie en vertu de l'article 30 de la constitution, et les défenseur-ses des droits humains sont autorisés à former des organisations officielles. Pour financer leurs programmes, ces organisations sont autorisées à solliciter librement des organisations internationales ainsi que des missions diplomatiques présentes dans leur pays. Depuis 2012, la collaboration entre les acteurs de la société civile et les institutions gouvernementales s'est considérablement améliorée grâce à l'existence de canaux officiels via lesquels les acteurs de la société civile peuvent contacter le gouvernement, notamment grâce à la représentation de ces acteurs dans des comités chargés de l'application de plusieurs politiques gouvernementales sectorielles.

Malgré ces avancées positives, plusieurs obstacles subsistent, et sapent la capacité des défenseur-ses des droits humains togolais à mener à bien leur travail légitime sans avoir peur pour leur sécurité. Les défenseur-ses des droits humains, les journalistes et les syndicalistes qui organisent des manifestations pour plaider en faveur des droits humains sont souvent victimes de violences policières. Le gouvernement tente d'interférer avec le travail des journalistes, en particulier ceux qui abordent la question des droits. L'autocensure reste très répandue et de nombreux DDH ont été contraints de se cacher ou de fuir le pays par crainte de représailles à cause de leurs critiques.