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#Tadjikistan

#Tadjikistan

Les défenseur-ses des droits humains au Tadjikistan travaillent dans un contexte de pouvoir politique inchangé depuis longtemps et où les voix politiques sont persécutées. Les avocats en droits humains et les organisations préfèrent ne pas parler du harcèlement et de la pression qu'ils subissent. Le gouvernement fait pression sur les ONG par le biais de contrôles administratifs et les sanctionne avec des amendes, ce qui peut conduire à la liquidation de l'organisation. En 2013, sur demande du ministère de la Justice, le tribunal a décidé de fermer l'ONG Amparo, après le discours public de l'un de ses représentants à propos des tortures dans l'armée et de l'impunité dont bénéficient les coupables. En 2015, plusieurs autres organisations ont subi des audits minutieux au terme desquels elles ont dû payer d'énormes amendes.

Les avocats en droits humains doivent aussi être conscients de leurs activités, car eux et leurs familles sont menacés. En 2015, un éminent avocat en droits humains et leader d'un parti d'opposition a été condamné à neuf ans de prison en vertu de fausses accusations. Plusieurs militants de groupes de la jeunesse pour la désobéissance civile travaillant depuis l'étranger ont été extradés vers le Tadjikistan ou risquent de l'être, et de nombreux défenseur-ses des droits humains craignent pour leur vie et leur santé en raison de l'utilisation répandue de la torture dans le pays.