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#Serbie

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Les défenseur⸱ses des droits humains (DDH) en Serbie travaillent dans un milieu hostile. Ils font l’objet de menaces en ligne, de harcèlement, d’intimidation et d’attaques de la part de représentants du gouvernement, d’acteurs non étatiques et de médias progouvernementaux.

Les autorités utilisent leur influence sur les médias pour mener des campagnes de diffamation contre les DDH, les présentant comme des « traîtres » et des « mercenaires au service de l’étranger », discréditant leur travail et affectant négativement la perception du public à leur égard. Les journalistes qui enquêtent sur la corruption sont particulièrement ciblés. Certains politiciens vont jusqu’à publier du contenu insultant et des déclarations incitant à la violence contre les défenseur⸱ses des droits humains sur les réseaux sociaux.

En plus du harcèlement en ligne et des attaques verbales, les DDH sont la cible d’attaques physiques, de contrôles fiscaux, de perquisitions de leurs appartements ou bureaux, leurs biens sont vandalisés ou visés par des incendies criminels. Les DDH dans les petites communautés locales qui ont tendance à favoriser le statu quo, les DDH qui travaillent sur les crimes de guerre, la vérité et la réconciliation, et celles et ceux qui travaillent avec les migrants, les demandeurs d’asile ou les victimes de la traite des personnes font face à des obstacles dans leur travail. Les femmes et les défenseur⸱ses des droits LGBTI+ sont souvent sexualisés et sont la cible de campagnes de diffamation misogynes et discriminatoires. Les cas de menaces, d’attaques physiques et verbales et d’intimidation qui sont signalés ne font souvent pas l’objet d’une enquête efficace, et les auteurs sont rarement identifiés et poursuivis.