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#Serbia

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La situation des défenseur-ses des droits humains en Serbie (DDH) s'est considérablement améliorée depuis le début des années 2000. Cependant, de nombreux défis demeurent et plusieurs défenseur-ses des droits humains subissent des menaces, attaques, intimidation et campagnes de diffamation. La rhétorique nationaliste qui taxe les DDH de non-patriote reste répandue, en particulier dans les médias et le discours politique. Des cas de violences physiques et de tentatives de cambriolages ont aussi été signalés.

Les femmes défenseuses des droits humains sont particulièrement exposées aux menaces et aux campagnes de diffamation, y compris de la part des acteurs religieux ou d'extrême droite. En mars 2014, le porte-parole de l'Unité antiterroriste du ministère de l'Intérieur a appelé, via sa page Facebook, les hooligans du football à "s'occuper" de l'organisation Women in Black (WiB). Le message a été publié la veille d'une veillée silencieuse organisée par WiB pour commémorer le 15e anniversaire du début du conflit armé en Serbie et au Kosovo. Pendant les jours qui ont suivi, l'organisation a reçu un nombre alarmant de menaces. Au mois de juillet suivant, des membres de WIB ont été agressés lors de la commémoration du massacre de Srebrenica.

Les défenseur-ses des droits des personnes LGBTI sont aussi exposés à des défis lorsqu'ils organisent des évènements publics tels que des parades à l'occasion de la Gay Pride / marche des fiertés. Après avoir refusé la tenue de la Gay Pride en 2011, 2012 et 2013 pour des raisons de sécurité, la marche a eu lieu en 2014 sous protection policière renforcée. Les organisateurs de la Gay Pride reçoivent régulièrement des messages de menaces en lien avec la marche ou d'autres évènements publics.