Back to top

Phoibe Kahambu toujours détenue après avoir été arbitrairement arrêtée lors d'une manifestation pacifique

Statut: 
Libérée
À propos de la situation

Le 3 octobre 2017, la défenseuse des droits humains Phoibe Kahambu a été libérée de détention préventive sans charge, avec 32 autres membres de LUCHA à Goma, la capitale de la région du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

À propos Phoibe Kahambu

phoibe_kahambu.jpegPhoibe Kahambu est défenseuse des droits humains et membre de Lutte pour le changement - LUCHA. LUCHA est un mouvement citoyen, non-violent et non-partisan, fondé en juin 2012 à Goma, la capitale du Nord-Kivu. Le mouvement plaide pour la justice sociale et la responsabilité en RDC par le biais de campagnes et encourage les citoyens congolais à lutter pour la promotion et le respect des droits humains. En octobre 2016, le président Joseph Kabila a annoncé que les élections présidentielles seraient reportées, prolongeant ainsi son mandat présidentiel au-delà de la limite fixée par la constitution. LUCHA et ses membres jouent un rôle important au sein de la société civile, en appelant à la publication d'un calendrier électoral conforme à la constitution.

5 Octobre 2017
Libération et abandon des charges portées contre Phoibe Kahambu

Le 3 octobre 2017, la défenseuse des droits humains Phoibe Kahambu a été libérée de détention préventive sans charge, avec 32 autres membres de LUCHA à Goma, la capitale de la région du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

Phoibe Kahambu est défenseuse des droits humains et membre de Lutte pour le changement (LUCHA). LUCHA est un mouvement citoyen, non-violent et non-partisan, fondé en juin 2012 à Goma, la capitale du Nord-Kivu. Le mouvement plaide pour la justice sociale et la responsabilité en RDC par le biais de campagnes et encourage les citoyens congolais à lutter pour la promotion et le respect des droits humains. En octobre 2016, le président Joseph Kabila a annoncé que les élections présidentielles seraient reportées, prolongeant ainsi son mandat présidentiel au-delà de la limite fixée par la constitution. LUCHA et ses membres jouent un rôle important au sein de la société civile, en appelant à la publication d'un calendrier électoral conforme à la constitution.

Le 3 octobre 2017, Phoibe Kahambu et 32 autres membres de LUCHA ont été libérés de détention préventive et toutes les charges qui pesaient contre eux ont été abandonnées. Phoibe Kahambu avait été arrêtée à Goma le 30 septembre 2017, lors d'une manifestation pacifique organisée par LUCHA. Elle avait été arrêtée et accusée arbitrairement de "trouble de l'ordre public" et "incitation à la révolte".

Front Line Defenders salue la libération de Phoibe Kahambu et des autres membres de LUCHA. Cependant, nous sommes préoccupés par la tendance générale contre les défenseur-ses des droits humains liés aux mouvements de la société civile menés par la jeunesse. Le 19 septembre 2017, 11 défenseur-ses des droits humains affiliés à Filimbi, un mouvement de la société civile pro-démocratie qui s'oppose à la mauvaise gouvernance et aux violations des droits humains, ont été arrêtés alors qu'ils préparaient une manifestation pacifique, et détenus pendant 4 jours. Entre le 24 et le 26 octobre 2016, 14 membres de LUCHA ont été arrêtés pour avoir mobilisé des étudiants afin de participer à des manifestations pacifiques organisées dans tout le pays.
 

2 Octobre 2017
Phoibe Kahambu toujours détenue après avoir été arbitrairement arrêtée lors d'une manifestation pacifique

Le 30 septembre 2017, la défenseuse des droits humains Phoibe Kahambu a été arrêtée par la police de GOMA, dans la région du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo, avec 32 autres membres de LUCHA, lors d'une manifestation pacifique.

Download the Urgent Appeal (PDF)

Le 30 septembre 2017, Phoibe Kahambu été a arrêtée à Goma, la capitale du Nord-Kivu, lors d'une manifestation pacifique organisée par LUCHA. La manifestation revendiquait la publication d'un calendrier électoral des élections présidentielles par la Commission nationale électorale indépendante -CENI. Des manifestations pacifiques ont été organisées dans trois villes - Bunia, Kisangani et Goma - et des arrestations ont été menées aux manifestations de Kisangani et Goma. Phoibe Kahambu a été arbitrairement arrêtée à Goma avec 32 autres membres de LUCHA, et elle est détenue au poste de police de Kahembe. La défenseuse est accusée de "troubles de l'ordre public" et "incitation à la révolte".

Cet incident fait partie d'une plus vaste série d'actions ciblées et d'actes de harcèlement contre les mouvements de la société civile organisés par la jeunesse en RDC. Le 19 septembre 2017, 11 défenseur-ses des droits humains affiliés à Filimbi, un mouvement de la société civile pro-démocratie qui plaide contre la mauvaise gouvernance et les exactions, ont été arrêtés alors qu'ils prévoyaient une manifestation pacifique, et ont été placés en détention pendant quatre heures. Entre le 24 et le 26 octobre 2016, 14 membres de LUCHA ont été arrêtés pour avoir mobilisé des étudiants afin de participer à des manifestations pacifiques organisées dans tout le pays. Un autre militant de LUCHA, Nicolas Mbiya, a été arrêté le 14 juillet 2017, et il est toujours détenu sans connaître les charges officielles qui pèsent contre lui. Il avait déjà été arrêté le 18 décembre 2016 et le 15 mai 2017 à cause de son travail en faveur des droits humains.

Les défenseur-ses des droits humains en République Démocratique du Congo sont victimes de détentions arbitraires et d'agressions violentes, dont des assassinats. En 2017, Front Line Defenders a signalé les assassinats de Tsongo Sikuliwako Alex, Alphonse Luanda Kalyamba, Marcel Tengeneza, la tentative d'assassinat contre Butoto Kiza et les menaces de mort contre Philippe Busimba.

Front Line Defenders condamne l'arrestation arbitraire et la détention de Phoibe Kahambu, car il semble qu'elle soit prise pour cible pour avoir légitimement exercé son droit à la liberté de rassemblement pacifique et d'association.

Front Line Defenders exhorte les autorités de RDC à:

1. Libérer immédiatement et sans condition Phoibe Kahambu et Nicolas Mbiya et abandonner toutes les charges portées contre eux, car il semble qu'ils soient détenus uniquement à cause de leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains;

2. Assurer que le traitement de Phoibe Kahambu et Nicolas Mbiya pendant leur détention corresponde à toutes les conditions établies dans les «Principes fondamentaux relatifs à la protection de toute personne contre toute forme de détention ou emprisonnement» adoptés par l'Assemblée Générale de l'ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988;

 

3. Cesser immédiatement de cibler tous-tes les défenseur-ses des droits humains en RDC et garantir qu'en toutes circonstances ils-elles puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.