Les locaux du COPINH attaqués à l'arme à feu
Le 24 novembre 2025, le Centro de Encuentros y Amistad « Utopía » (Centre de rencontre et d'amitié « Utopia »), un établissement du COPINH situé à Intibucá, au Honduras, a été la cible d’une attaque par arme à feu. Les membres du COPINH se trouvaient à l’intérieur.
Le Consejo Cívico de Organizaciones Indígenas y Populares - COPINH (Conseil civique des organisations autochtones et populaires) est une organisation établie dans le département d’Intibucá au Honduras. Il militent pour la reconnaissance politique, sociale, culturelle et économique des droits des peuples autochtones au Honduras, ainsi que pour la protection de leur territoire. Le COPINH milite pour le consentement libre, préalable et éclairé des communautés autochtones confrontées à des méga-projets qui menacent leurs territoires et les déplacent hors de leurs terres ancestrales. En raison de leur travail, les membres de l'organisation sont régulièrement victimes d'attaques et de menaces, et plusieurs membres, dont Berta Cáceres, Tomás García et Nelson García ont été assassinés.
Le 24 novembre 2025, le Centro de Encuentros y Amistad « Utopía » (Centre de rencontre et d'amitié « Utopia »), un établissement du COPINH situé à Intibucá, au Honduras, a été la cible d’une attaque par arme à feu. Les membres du COPINH se trouvaient à l’intérieur.
Le Consejo Cívico de Organizaciones Indígenas y Populares - COPINH- (Conseil civique des organisations autochtones et populaires) est une organisation établie dans le département d’Intibucá au Honduras. Il militent pour la reconnaissance politique, sociale, culturelle et économique des droits des peuples autochtones au Honduras, ainsi que pour la protection de leur territoire. Le COPINH milite pour le consentement libre, préalable et éclairé des communautés autochtones confrontées à des méga-projets qui menacent leurs territoires et les déplacent hors de leurs terres ancestrales. En raison de leur travail, les membres de l'organisation sont régulièrement victimes d'attaques et de menaces, et plusieurs membres, dont Berta Cáceres, Tomás García et Nelson García ont été assassinés.
Le 24 novembre 2025, un inconnu a ouvert le feu contre le Centro de Encuentros y Amistad « Utopía », qui fait partie des locaux du COPINH à Intibucá, au Honduras. L'attaque a eu lieu alors que les membres de l'organisation menaient leurs activités à l’intérieur. Au cours de l'année écoulée, le COPINH a également dénoncé les campagnes de diffamation et les menaces dont il est la cible. En juin 2025, l’organisation a signalé que des informations confidentielles relatives aux mesures de protection accordées à ses membres et à la famille de Berta Cáceres – défenseuse des droits humains et cofondatrice du COPINH assassinée en mars 2016 – avaient été divulguées sur les réseaux sociaux par de faux comptes. Seules les institutions publiques honduriennes devraient pouvoir accéder à ces informations.
Cette dernière attaque survient alors que le Honduras se prépare pour les prochaines élections générales du 30 novembre 2025, un processus entaché par une escalade des menaces et des attaques contre la liberté de la presse, la liberté d'expression et les défenseur⸱ses des droits humains. Ces événements se produisent également dans le contexte de l'état d'urgence en vigueur depuis décembre 2022. Et ce, malgré les demandes formulées par les organisations de défense des droits humains visant à suspendre cette mesure avant et après les élections, afin de garantir un climat propice au processus démocratique. De plus, comme le souligne l'Analyse globale de Front Line Defenders, le Honduras figure parmi les 10 pays au monde où le nombre d'assassinats de défenseur⸱ses des droits humains est le plus élevé.
Front Line Defenders condamne l'attaque contre le Consejo Cívico de Organizaciones Indígenas y Populares - COPINH. Front Line Defenders est particulièrement préoccupée par le risque encouru par l'organisation dans le cadre de ses activités liées à l'information et à la couverture du processus électoral au sein de la communauté.
Front Line Defenders exhorte les autorités honduriennes à :
- Mener une enquête immédiate, approfondie et transparente sur l'attaque contre le COPINH, ainsi que sur les campagnes de diffamation, les incitations à la haine et les menaces dont il est victime, afin que ces actes ne restent pas impunis.
- Prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection totale du COPINH et de ses membres, en garantissant leur vie et leur intégrité.
- Garantir un environnement dans lequel les défenseur⸱ses des droits humains ne sont pas la cible d’attaques et veiller à ce que toutes les mesures nécessaires et raisonnables soient prises pour assurer leur sécurité, en particulier dans le contexte des élections nationales.
