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Répression contre le personnel de l'Egyptian Initiative for Personal Rights

Statut: 
Détenu
À propos de la situation

Le 20 novembre 2020, le procureur en charge de la sûreté de l'État a ordonné la détention préventive du défenseur des droits humains Gasser Abdel Razek. La détention de Gasser Abdel Razek fait partie d'une répression généralisée contre l'Egyptian Initiative for Personal Rights (EIPR). Elle fait suite à l’arrestation de Karim Ennarah, directeur de la justice pénale de l’EIPR, le 18 novembre, et de Monhammed Basheer, directeur administratif de l’EIPR, le 16 novembre. Ces arrestations ont eu lieu après la visite de 13 ambassadeurs et diplomates étrangers au siège de l'EIPR le 3 novembre 2020 pour un briefing sur la situation des droits humains.

À propos de Gasser Abdel Razek

Gasser Abdel Razek est directeur exécutif de l'EIPR. Son travail se concentre sur les droits économiques et sociaux en Égypte. Il a récemment plaidé pour les droits des prisonniers dans le contexte de l'épidémie de COVID-19 et contre l'usage fréquent de la peine de mort.

20 Novembre 2020
Répression contre le personnel de l'Egyptian Initiative for Personal Rights

Le 20 novembre 2020, le procureur en charge de la sûreté de l'État a ordonné la détention préventive du défenseur des droits humains Gasser Abdel Razek. La détention de Gasser Abdel Razek fait partie d'une répression généralisée contre l'Egyptian Initiative for Personal Rights (EIPR). Elle fait suite à l’arrestation de Karim Ennarah, directeur de la justice pénale de l’EIPR, le 18 novembre, et de Monhammed Basheer, directeur administratif de l’EIPR, le 16 novembre. Ces arrestations ont eu lieu après la visite de 13 ambassadeurs et diplomates étrangers au siège de l'EIPR le 3 novembre 2020 pour un briefing sur la situation des droits humains.

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Gasser Abdel Razek est directeur exécutif de l'EIPR. Son travail se concentre sur les droits économiques et sociaux en Égypte. Il a récemment plaidé pour les droits des prisonniers dans le contexte de l'épidémie de COVID-19 et contre l'usage fréquent de la peine de mort en Égypte.

Le 19 novembre 2020, Gasser Abdel Razek a été arrêté chez lui par les forces de sécurité égyptiennes et emmené dans un lieu inconnu. Quelques heures plus tard, le défenseur des droits humains a été traduit devant le parquet suprême de la sûreté de l'État. Le 20 novembre 2020, à 6 heures du matin, le procureur en charge de la sûreté de l'État a ordonné sa détention préventive de 15 jours et l'a accusé d'avoir "rejoint un groupe terroriste", "diffusé de fausses déclarations pour nuire à la sécurité publique" et "utilisé Internet pour publier de fausses informations".

Le 18 novembre 2020, des agents de la sécurité nationale ont arrêté Karim Ennarah, dans la station balnéaire de Dahab dans la province du sud du Sinaï et l'ont emmené dans un lieu inconnu. Après près de 24 heures de disparition forcée, le défenseur des droits humains a été localisé au Centre de la sûreté de l'État, où il a été interrogé sur son travail avec l'EIPR et à propos de la visite de diplomates et d'ambassadeurs à l'EIPR le 3 novembre 2020. Le procureur de la République accuse le défenseur des droits humains d'avoir "rejoint un groupe terroriste" et de "diffuser des fausses informations", et il a également été placé en détention préventive pendant 15 jours.

Aux premières heures du 16 novembre 2020, le domicile du défenseur des droits humains Mohammed Basheer a été perquisitionné par plusieurs agents de sécurité égyptiens. Au cours du raid, Mohammed Basheer a été arrêté et détenu pendant plus de 12 heures au Centre de la sûreté de l'État, où il a été interrogé sur son travail, sur les publications de l'EIPR et la visite susmentionnée de plusieurs diplomates et membres du personnel des ambassades étrangères à l'EIPR le 3 novembre 2020. Le procureur général a accusé le défenseur des droits humains d'avoir "rejoint une organisation terroriste en ayant connaissance de ses objectifs", de "diffusion de fausses informations"', de "financement du terrorisme" et de "diffusion de fausses informations et déclarations qui portent atteinte à la sécurité publique et nuisent à l'intérêt national", et a ordonné son placement en détention préventive pendant 15 jours. Les arrestations semblent être des actes de représailles suite à la réunion avec les diplomates européens et américains.

Le personnel de l’EIPR a signalé un harcèlement fréquent de la part des autorités égyptiennes et pense que l’arrestation de ses collègues était en représailles à leur rencontre avec des diplomates étrangers. Le 7 février 2020, le défenseur des droits humains Patrick George a été arrêté à l'aéroport du Caire et placé en garde à vue par la National Security Agency. Le lendemain, le procureur général de Mansoura a ordonné sa détention provisoire pendant 15 jours. Cependant, Patrick George est toujours placé en détention préventive, qui est continuellement renouvelée tous les 45 jours. Front Line Defenders est vivement préoccupée par la détention du personnel de l'EIPR. Front Line Defenders pense que ces défenseur-ses des droits humains sont uniquement détenus à cause de leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.