#Paraguay
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Les défenseur⸱ses des droits humains (DDH) et les journalistes sont confrontés une forte insécurité, à des actes de harcèlement et à des assassinats.
Les défenseur·ses du droit à la terre sont la cible d'une répression particulièrement violente. En 2012, l'une des plus éminentes personnalités du mouvement de défense du droit à la terre, M. Vidal Vega, ancien responsable de Campesinos sin Tierra (Paysans sans terre) et témoin clé du massacre de Curuguaty, a été assassiné devant sa famille. Selon le Coordinateur paraguayen des droits humains, entre 1989 et 2013, 115 défenseur·ses du droit à la terre issus d'organisations paysannes ont été assassinés ou ont disparu de force.
Les défenseur·se des droits des peuples autochtones et leurs alliés sont la cible de menaces et d’acharnement judiciaire. En 2013, quatre membres de l'Iniciativa Amotocodie qui plaidaient pour les droits des peuples autochtones Ayoreo de la région du Chaco, ont été victimes d’acharnement judiciaire. En avril 2015, Julia Cabello Alonso, avocate spécialisée dans les droits humains et fervente défenseuse des peuples autochtones, risquait d'être radiée du barreau en raison de son travail de plaidoyer.
Les défenseuses des droits humains qui œuvrent pour garantir les droits sexuels et reproductifs sont exposées à des risques considérables en raison de leur travail dans le domaine des droits humains.
Une législation restrictive en matière de liberté d'expression permet aux fonctionnaires de poursuivre régulièrement les journalistes pour diffamation, un délit pénal passible d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison et d'amendes. Les journalistes qui s'efforcent de dénoncer le crime organisé et la corruption sont particulièrement exposés à l’acharnement judiciaire, aux agressions violentes et aux assassinats.








