Back to top
Yorm Bopha

Yorm Bopha

DDH

Dans une cellule de 4 mètres par 15, il y avait plus de 100 prisonnières. Pour dormir nous devions rester debout et nous ne pouvions pas nous étirer.

Yorm Bopha est activement impliquée dans une lutte communautaire contre des expulsions forcées à Boeng Kak depuis 2007. Lorsque 13 de ses collègues militants (les 13 de Boeng Kak) ont été accusés et emprisonnés le 24 mai 2012, la défenseuse était en première ligne de la campagne pour leur libération. Depuis ce moment là, la défenseuse dit être ciblée par la police, qui l'a informée qu'elle est sur la "liste noire".

Les autorités utilisent le droit et le système judiciaire et les menaces d'arrestation ou de poursuites judiciaires qui en découlent, pour restreindre la liberté d'expression, emprisonner les détracteurs du gouvernement, disperser les travailleurs, les représentants syndicaux et les agriculteurs qui souhaitent se rassembler pacifiquement. Les autorités emploient régulièrement la force et la violence pour disperser les manifestations pacifiques. Les DDH qui travaillent pour promouvoir et protéger les droits économiques, sociaux et culturels sont particulièrement exposés au risque de persécution et les syndicalistes sont victimes d'exécutions extrajudiciaires. Les activistes communautaires qui défendent le droit au logement et qui protestent contre la confiscation des terres et les expulsions forcées, sont exposées à des accusations fabriquées de toutes pièces et à des peines de prison. Les journalistes qui critiquent le gouvernement font face à de graves chefs d'accusations, de longs procès, des peines de prison et de la violence.

interview_with_yorm_bopha_land_rights_activist_cambodia

Yorm Bopha