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Humberto Prado Sifontes

OVP

Observatorio Venezolano de Prisiones

L'Observatorio Venezolano de Prisiones – OVP (observatoire vénézuelien des prisons) est une organisation fondée en 2002 qui documente des cas de violations contre les personnes détenues au Venezuela et qui promeut leurs droits.

Le directeur de l'organisation, Humberto Prado Sifontes a souvent été pris pour cible et victime d'intimidation, de campagnes de diffamation et de menaces de mort. Des représentants des autorités, y compris le président, l'accusent d'être à l'origine d'incidents violents dans les prisons vénézuéliennes. Le 4 mai 2016, Diosdado Cabello, ancien président de l'Assemblée nationale a attaqué et discrédité le défenseur des droits humains lors de son programme télévisé hebdomadaire Con El Mazo Dando. M. Cabello affirme que Humberto Prado Sifontes a illégalement reçu des fonds étrangers, ce qui peut être considéré comme un acte de trahison contre l'État. Ces attaques exposent le défenseur à un plus grand danger et au risque d'agressions par des partisans de M. Cabello.

Les menaces contre Humberto Prado Sifontes ont commencé en juin 2011, après que le ministre de l'Intérieur et de la justice d'alors, Tarek El Aissami, a déclaré à la télévision publique qu'Humberto Prado Sifontes avait ouvertement menti à propos de la situation dans la prison El Rodeo II. La veille, près de 3500 membres de la garde nationale avaient lancé une opération qui avait duré plusieurs jours, pour contrôler une émeute violente dans la prison et le défenseur avait dénoncé la situation. Après la déclaration de Tarek El Aissami, un blogueur anonyme avait publié les données personnelles d'Humberto Prado Sifontes, notamment son adresse et le numéro de téléphone de son domicile, et avait proféré des menaces de mort.

Venezuela

Depuis de nombreuses années, les DDH travaillent en étant sous le coup de règles restrictives: l'administration Maduro continue ce que Chavez avait commencé, en réduisant l'espace de la société civile et en ôtant toute légitimité aux DDH, en les accusant sans cesse de nuire à la démocratie vénézuélienne en collaborant soi-disant avec les États-Unis. Chaque semaine, les DDH sont discrédités et criminalisés par les médias contrôlés par l'État (télévision, radio, presse papier).