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#Guinée équatoriale

#Guinée équatoriale

La Guinée équatoriale a été reconnue comme l’un des pays les plus répressifs du monde en termes d’environnement civil et politique, de liberté de la presse et d’expression, et pour la corruption au sein du gouvernement. Le président de la Guinée équatoriale, Teoboro Obiang Nguema Mbasogo, est au pouvoir depuis 1979, et son gouvernement, l’élite politique, la police et les forces de sécurité agissent en toute impunité. Pendant son règne, les membres de la communauté internationale ont constaté qu’il n’y avait pas eu d’élections libres et équitables et que les partis politiques d’opposition étaient étouffés par des obstacles administratifs, le manque de financement et les pressions du parti au pouvoir, le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE).

Dans ce climat, le travail des défenseur⸱ses des droits humains est sévèrement limité, et ils font face à des représailles répétées, à des menaces, à la stigmatisation, au harcèlement et aux arrestations et détentions arbitraires. Il n’y a pas d’organisations indépendantes de défense des droits humains légalement reconnues en Guinée équatoriale, et le gouvernement se méfie des activités liées au droits humains, les considérant comme antigouvernementales. Des défenseur⸱ses des droits humains sont suspendus de leur emploi à cause de leurs activités légitimes et pacifiques. Les défenseuses des droits humains travaillent dans une atmosphère encore plus hostile, car la violence contre les femmes serait répandue, le harcèlement sexuel n’est pas illégal et, au niveau juridique, les femmes sont limitées dans leur droit à la propriété et leur droit à l’héritage.

En 1992, le gouvernement a promulgué la loi sur la presse, l’édition et les médias audiovisuels qui autorisait la censure gouvernementale de toutes les publications. Pour les journalistes travaillant dans cet environnement, l’autocensure est routinière, car la liberté d’expression est gravement restreinte. Apparemment, la couverture médiatique des événements internationaux n’est pas autorisée dans les médias locaux à moins que le président ou un haut fonctionnaire ne voyage à l’extérieur du pays. Il n’existe pas de lois garantissant la liberté d’informationn et la diffusion de l’information et des nouvelles dans les zones rurales est rare.

De plus, la surveillance gouvernementale est omniprésente dans la vie quotidienne, avec une surveillance numérique, physique et médiatique commune. Selon certaines sources, la police et les forces de sécurité opèrent en toute impunité, avec peu ou pas de recours pour les Équato-guinéens, qui ne peuvent pas exprimer leurs préoccupations ou signaler les mauvais traitements. La police est accusée de torturer des personnes en détention, de travailler en état d’ébriété et d’extorquer des pots-de-vin aux citoyens. La police, l’armée, les médias et la magistrature sont tous contrôlés par le gouvernement. Le manque d’indépendance de ces branches de la société en Guinée équatoriale conduit à l’impunité et à la corruption à tous les niveaux.