Back to top

Narges Mohammadi condamnée à 15 mois de prison supplémentaires

Statut: 
Condamnée
À propos de la situation

Le 9 octobre 2022, la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné Narges Mohammadi par contumace à 15 mois de prison pour « propagande contre l’État », pour avoir invité des personnes à soutenir les mères en quête de justice et à participer à des manifestations contre la guerre. En outre, d’autres sanctions ont été prononcées contre la défenseuse ; elle devra notamment se présenter devant « la force de l’ordre de la République islamique d’Iran » tous les mois pendant deux ans lorsqu’elle aura purgé sa peine de prison ; il lui est interdit de joindre un parti politique pendant deux ans, et elle devra nettoyer les ordures d’un quartier déserté quatre heures par jour pendant trois mois en coordination avec la municipalité de la région.

À propos de Narges Mohammadi

Narges MohammadiNarges Mohammadi est directrice adjointe du Defenders of Human Rights Centre (DHRC). Elle a été élue présidente du comité exécutif du Conseil national de la paix en Iran, une large coalition contre la guerre et pour la promotion des droits humains. Elle milite pour l’abolition de la peine de mort en Iran et a reçu le prix Per Anger du gouvernement suédois en 2011 pour récompenser son travail en faveur des droits humains.

11 Octobre 2022
Narges Mohammadi condamnée à 15 mois de prison supplémentaires

Le 9 octobre 2022, la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné Narges Mohammadi par contumace à 15 mois de prison pour « propagande contre l’État », pour avoir invité des personnes à soutenir les mères en quête de justice et à participer à des manifestations contre la guerre. En outre, d’autres sanctions ont été prononcées contre la défenseuse ; elle devra notamment se présenter devant « la force de l’ordre de la République islamique d’Iran » tous les mois pendant deux ans lorsqu’elle aura purgé sa peine de prison ; il lui est interdit de joindre un parti politique pendant deux ans, et elle devra nettoyer les ordures d’un quartier déserté quatre heures par jour pendant trois mois en coordination avec la municipalité de la région.

Narges Mohammadi est directrice adjointe du Defenders of Human Rights Centre (DHRC). Elle a été élue présidente du comité exécutif du Conseil national de la paix en Iran, une large coalition contre la guerre et pour la promotion des droits humains. Elle milite pour l’abolition de la peine de mort en Iran et a reçu le prix Per Anger du gouvernement suédois en 2011 pour récompenser son travail en faveur des droits humains.

C’est la troisième fois en moins de deux ans que la défenseuse est condamnée de la prison, pour une durée totale de 11 ans et 11 mois. Le 25 janvier 2022, la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran avait déjà condamné la défenseuse pour « collusion contre la sécurité de l’État » à huit ans et deux mois de prison, 74 coups de fouet, deux ans d’interdiction d’accès aux outils de télécommunications et aux réseaux sociaux sociaux, deux ans d’exil hors de Téhéran et deux ans d’interdiction d’adhésion à des groupes politiques. Dans une autre affaire datant du 22 mai 2021, elle a été informée que la Branche 1177 du Tribunal pénal II du Complexe judiciaire de Quds l’avait condamnée à 30 mois de prison, 80 coups de fouet et deux amendes. L’une des amendes s’élève à 100 millions de rials, tandis que la seconde doit être annoncée par l’Organisation iranienne des prisons. La défenseuse des droits humains a été accusée de « propagande contre l’État » pour avoir publié des déclarations contre la peine de mort, organisé un sit-in devant le bureau de la prison d’Evin, désobéi aux autorités pénitentiaires pour mettre fin au sit-in, brisé les vitres et pour avoir soi-disant agressé les autorités de la prison.

La défenseuse des droits humains a été injustement emprisonnée pendant la majeure partie des six dernières années, et elle a été condamnée à une autre longue peine de huit ans en début d’année alors qu’elle était détenue à l’isolement et au secret pendant plus de deux mois. Front Line Defenders est particulièrement préoccupée par l’état de santé vulnérable de la défenseuse, qui souffre de problèmes cardiaques. Elle pense également que la nouvelle condamnation, les mauvais traitements et les conditions de détention, ainsi que le refus de lui accorder une permission pour raison médicale et de lui fournir les médicaments nécessaires sont uniquement dus à son travail pacifique et légitime en faveur des droits humains. Front Line Defenders exhorte les autorités iraniennes à libérer Narges Mohammadi et toutes les défenseuses des droits humains injustement emprisonnées pour leur travail en Iran.