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Arrestation arbitraire de la défenseuse Maria Rabkova

Statut: 
Détenue
À propos de la situation

Le 11 février 2021, Maria Rabkova, défenseuse des droits humains et coordinatrice du Service des bénévoles de l'Human Rights Centre Viasna (HRC Viasna), a été accusée de : « collaboration à une organisation criminelle » (partie 2 de l'article 285 du Code pénal) et « incitation à l'hostilité raciale, nationale, religieuse ou autre hostilité sociale par un groupe d'individus » (partie 3 de l'article 130). Si elle est reconnue coupable, Maria Rabkova encourt 12 ans de prison.

Le 17 septembre 2020, la défenseuse des droits humains Maria Rabkova a été arrêtée à Minsk dans le cadre d’une enquête pénale ouverte en relation avec les manifestations qui secouent actuellement le pays. Le mari de Maria Rabkova, Vadim Zharomsky, a été arrêté en même temps qu’elle mais il a été remis en liberté.

À propos de Maria Rabkova

Maria RabkovaMaria Rabkova est défenseuse des droits humains et coordinatrice du Service de bénévolat au sein de l’Human Rights Centre Viasna (HRC Viasna). Avec les volontaires de Viasna, Maria Rabkova surveille les rassemblements pacifiques qui ont éclaté dans toute la Biélorussie depuis l'annonce des résultats de l'élection présidentielle de 2020 le 9 août. Elle documente également des cas de torture et d’autres mauvais traitements contre les manifestants emprisonnés. La défenseuse joue un rôle actif dans la campagne d’observation indépendante “Human Rights Defenders for Free Elections”.

 

18 Février 2021
Nouvelles charges portées contre la défenseuse des droits humains Maria Rabkova

Le 11 février 2021, Maria Rabkova, défenseuse des droits humains et coordinatrice du Service des bénévoles de l'Human Rights Centre Viasna (HRC Viasna), a été accusée de : « collaboration à une organisation criminelle » (partie 2 de l'article 285 du Code pénal) et « incitation à l'hostilité raciale, nationale, religieuse ou autre hostilité sociale par un groupe d'individus » (partie 3 de l'article 130). Si elle est reconnue coupable, Maria Rabkova encourt 12 ans de prison.

Les nouvelles accusations ont été portées contre Maria Rabkova peu de temps après la diffusion d'une émission à la télévision nationale intitulée "TNT of Protest" qui alléguait que le HRC Viasna et Maria Rabkova étaient impliqués dans des activités terroristes. La défenseuse des droits humains a qualifié l'émission d'attaque informationnelle visant à les calomnier, elle et le HRC Viasna.

Des membres du HRC Viasna ont souligné que la campagne de diffamation contre Maria Rabkova et le HRC Viasna s'est intensifiée depuis fin janvier 2021. Début février, plusieurs vidéos ont été publiées par la Commission d'enquête faisant le lien entre la défenseuse et des organisations criminelles qui souhaitent prendre le pouvoir, organiser des émeutes et mener des activités terroristes.

Le 17 septembre 2020, Maria Rabkova et son mari ont été arrêtés à Minsk par des agents de la Direction principale de lutte contre le crime organisé et la corruption (GUBOPiK) après une perquisition de son appartement. Maria Rabkova a été inculpée pour « avoir sensibilisé ou incité des personnes à participer à des émeutes de masse, ou financé de telles activités » en vertu de la partie 3 de l'article 293 du Code pénal.

Après son arrestation, l’avocat de Maria Rabkova a déposé une plainte pour modifier la mesure de détention préventive, et ses collègues ont recueilli environ 200 garanties de citoyens qui la soutenaient, qui ont toutes deux été transmises à la Commission d'enquête. Cependant, le 14 décembre 2020, le tribunal du district de Partizansky à Minsk a rejeté la plainte lors d'une séance à huis clos.

Maria Rabkova est détenue dans le centre de détention n°1 à Minsk depuis cinq mois. Depuis qu'elle est détenue, la correspondance de la défenseuse est limitée et de nombreuses lettres envoyées à ses collègues et ses proches n'ont pas été distribuées.

Les membres du HRC Viasna sont sous pression depuis début mai 2020, avec 18 membres de l'organisation, dont de nombreux représentants locaux, détenus arbitrairement et victimes d'acharnement judiciaire et d'arrestations en raison de leur travail actif en faveur des droits humains. Quatre membres de l'organisation et bénévoles sont actuellement en prison : Maria Rabkova, Andrey Chapyuk, Leanid Sudalenka et Taciana Lasica.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par la mise en accusation de Maria Rabkova en vertu de deux autres articles du Code pénal ainsi que par la campagne de diffamation dont elle et le HRC Viasna font l'objet, car il semble qu'ils soient ciblés uniquement en raison de leur travail pour la promotion et la protection des droits humains en Biélorussie. Front Line Defenders demande aux autorités biélorusses de garantir la libération immédiate et inconditionnelle de Maria Rabkova et d'arrêter les poursuites pénales à son encontre. Front Line Defenders demande aux autorités biélorusses de s'abstenir d'établir un faux lien entre les défenseurs des droits humains et des «activités terroristes» dans le but de manipuler l'opinion publique et de calomnier le travail légitime et pacifique des défenseurs.

18 Septembre 2020
Arrestation arbitraire de la défenseuse Maria Rabkova

Le 17 septembre 2020, la défenseuse des droits humains Maria Rabkova a été arrêtée à Minsk dans le cadre d’une enquête pénale ouverte en relation avec les manifestations qui secouent actuellement le pays. Le mari de Maria Rabkova, Vadim Zharomsky, a été arrêté en même temps qu’elle mais il a été remis en liberté.

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Maria Rabkova est défenseuse des droits humains et coordinatrice du Service de bénévolat au sein de l’Human Rights Centre Viasna (HRC Viasna). Avec les volontaires de Viasna, Maria Rabkova surveille les rassemblements pacifiques qui ont éclaté dans toute la Biélorussie depuis l'annonce des résultats de l'élection présidentielle de 2020 le 9 août. Elle documente également des cas de torture et d’autres mauvais traitements contre les manifestants emprisonnés. La défenseuse joue un rôle actif dans la campagne d’observation indépendante “Human Rights Defenders for Free Elections”.

Dans la soirée du 17 septembre 2020, alors que Maria Rabkova et son mari Vadim Zharomsky rentraient chez eux, plusieurs minibus se sont arrêtés à leurs côtés. Des agents de la Direction générale de lutte contre le crime organisé et la corruption (GUBOPiK) sont sortis des véhicules et ont jeté la défenseuse et son mari au sol, face contre terre. Le couple a été informé que Maria Rabkova était en état d’arrestation en raison d’une enquête ouverte contre elle en vertu du paragraphe 3 de l’article 293 du Code pénal biélorusse pour «avoir formé ou préparé des personnes à participer à des émeutes de masse ou au financement de telles activités».

Maria Rabkova et Vadim Zharomsky ont été placés dans différents minibus. Vadim Zharomsky a été conduit à leur appartement où les policiers ont effectué une perquisition. Pendant la fouille, du matériel, des effets personnels et de l’argent ont été saisis. Vadim Zharomsky a ensuite été conduit au bureau du GUBOPiK où les policiers lui ont mis un sac sur la tête, l'ont interrogé et ont menacé de l'emmener dans un centre de détention provisoire. Il a été libéré plus tard et informé qu’il serait convoqué à un interrogatoire le lendemain.

Maria Rabkova a été conduite au centre de détention de la rue Okrestina. Selon les informations communiquées par les collègues de la défenseuse, l’enquête pénale est menée par le Bureau de la commission d’enquête de Minsk. L’avocat de la défenseuse a été informé que sa cliente serait interrogée le 18 septembre 2020 à 15 heures, heure locale.

Les membres du HRC Viasna sont sous pression depuis début mai 2020, de nombreux représentants locaux étant arbitrairement détenus et victimes d’acharnement judiciaire ou d’arrestations administratives.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par l’arrestation de Maria Rabkova et par le harcèlement à l’encontre de son mari. Son arrestation fait suite à un certain nombre d’actes de représailles et d’acharnement judiciaire contre des défenseur-ses des droits humains de la part des représentants des forces de l’ordre en Biélorussie depuis l’annonce des résultats des élections présidentielles de 2020 le 9 août. Front Line Defenders craint que ces actions aient un effet dissuasif sur la promotion et la protection des droits humains en Biélorussie et ne favorisent pas la création d’un environnement sûr et propice dans lequel les défenseur-ses peuvent accomplir leur travail.