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L'avocat en droits humains Kumaravadivel Guruparan interdit de pratiquer le droit

Statut: 
Ciblé
À propos de la situation

Le 9 novembre 2019, Kumaravadivel Guruparan, avocat en droits humains et responsable de la faculté de droit de l'Université de Jaffna, a été informé par le Conseil de l'Université qu'il n'est plus autorisé à exercer ses fonctions d'avocat devant les tribunaux sri lankais. La décision a été prise par l'University Grants Commission (UGC), à la demande de l'armée du Sri Lanka ; il s'agit d'un acte de représailles contre son travail pacifique en faveur des droits humains.

À propos de Kumaravadivel Guruparan

Kumaravadivel GuruparanKumaravadivel Guruparan est avocat en droits humains basé à Jaffna, dans la province du Nord au Sri Lanka. Il a fondé et dirige l'Adayalam Center for Policy Research, une organisation de défense des droits humains basée à Jaffna. Kumaravadivel Guruparan est également maître de conférence et chef de la faculté de droit de l'Université de Jaffna, poste qu'il occupe depuis septembre 2011. En tant que défenseur des droits humains, Kumaravadivel Guruparan défend les droits des victimes de violations des droits humains, dont beaucoup appartiennent à des communautés vulnérables et appauvries, dans leur combat pour obtenir justice et réparation. En tant qu'avocat, il est impliqué dans plusieurs affaires judiciaires médiatisées actuellement jugées les tribunaux. Ces affaires visent à tenir l'armée sri-lankaise pour responsable de crimes, notamment des assassinats extra-judiciaires et des disparitions forcées de civils dans le nord et l'est du pays. Récemment, il a fait face à des menaces, des intimidations et des tentatives de renvoi de son poste. Celles-ci ont été instiguées par l’armée afin de corrompre la justice et d’entraver le succès des procédures judiciaires devant les tribunaux.

13 Novembre 2019
L'avocat en droits humains Kumaravadivel Guruparan interdit de pratiquer le droit

Le 9 novembre 2019, Kumaravadivel Guruparan, avocat en droits humains et responsable de la faculté de droit de l'Université de Jaffna, a été informé par le Conseil de l'Université qu'il n'est plus autorisé à exercer ses fonctions d'avocat devant les tribunaux sri lankais. La décision a été prise par l'University Grants Commission (UGC), à la demande de l'armée du Sri Lanka ; il s'agit d'un acte de représailles contre son travail pacifique en faveur des droits humains.

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Kumaravadivel Guruparan est avocat en droits humains basé à Jaffna, dans la province du Nord au Sri Lanka. Il a fondé et dirige l'Adayalam Center for Policy Research, une organisation de défense des droits humains basée à Jaffna. Kumaravadivel Guruparan est également maître de conférence et chef de la faculté de droit de l'Université de Jaffna, poste qu'il occupe depuis septembre 2011. En tant que défenseur des droits humains, Kumaravadivel Guruparan défend les droits des victimes de violations des droits humains, dont beaucoup appartiennent à des communautés vulnérables et appauvries, dans leur combat pour obtenir justice et réparation. En tant qu'avocat, il est impliqué dans plusieurs affaires judiciaires médiatisées actuellement jugées les tribunaux. Ces affaires visent à tenir l'armée sri-lankaise pour responsable de crimes, notamment des assassinats extra-judiciaires et des disparitions forcées de civils dans le nord et l'est du pays. Récemment, il a fait face à des menaces, des intimidations et des tentatives de renvoi de son poste. Celles-ci ont été instiguées par l’armée afin de corrompre la justice et d’entraver le succès des procédures judiciaires devant les tribunaux.

La décision de l'UGC d'interdire Kumaravadivel Guruparan de pratiquer le droit est une capitulation directe face à la pression de l'armée sri lankaise. Le 21 août 2019, l'armée a envoyé une lettre à l'UGC dans laquelle elle contestait les raisons autorisant Kumaravadivel Guruparan à exercer le droit en tant qu'avocat au tribunal. Il existe des procédures ministérielles claires permettant à Kumaravadivel Guruparan de pratiquer le droit et les forces armées n’ont pas la capacité officielle d'interférer dans les affaires universitaires. Toutefois, l'UGC a confirmé le 19 septembre 2019 que Kumaravadivel Guruparan ne devrait plus être autorisé à exercer et a transmis la décision à l'Université de Jaffna. Le 9 novembre 2019, lors de sa première réunion officielle depuis la réception de la lettre de l'UGC, le conseil de l'université de Jaffna a décidé que Kumaravadivel Guruparan serait tenu d'agir conformément à la décision de l'UGC.

Ce n'est pas le premier cas de harcèlement et d'intimidation à l'encontre de Kumaravadivel Guruparan perpétré par l'armée et les services de renseignement sri-lankais. Il a été pris pour cible pour avoir représenté des victimes dans l’affaire d'habeas corpus Navatkuli, liée à la disparition forcée de plus de 24 jeunes Tamouls détenus par l’armée en 1996. Le 1er août 2019, Kumaravadivel Guruparan et d'autres avocats qui ont comparu dans l'affaire ont été photographiés par des inconnus en civil dans les locaux du tribunal. En juillet 2018, une défenseuse des droits humains qui assistait des avocats et des victimes dans la même affaire a été brutalement frappée par des hommes non identifiés à Jaffna. Le 7 août 2019, trois officiers du Département d'enquête sur le terrorisme se sont rendus dans les bureaux de l'Adayalam Center à Jaffna et ont demandé à pouvoir accéder aux dossiers du personnel et aux travaux du programme mené par l'organisation. D'autres avocats travaillant sur cette affaire sont également harcelés et intimidés.

La conduite de l’armée et la décision de l’UGC constituent des représailles claires contre le travail de Kumaravadivel Guruparan et une tentative visant à l’empêcher de réclamer justice pour les crimes commis par l’armée devant les tribunaux. Ce dernier incident s'inscrit dans une stratégie de menaces, de surveillance et d'intimidation à l'encontre de Kumaravadivel Guruparan, ses collègues et plus généralement contre les défenseur-ses des droits humains travaillant dans le nord et l'est de Sri Lanka à l'approche des élections présidentielles du 16 novembre 2019.