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Le défenseur des droits humains Samiul Biswas placé en détention préventive

Statut: 
Libéré
À propos de la situation

Le défenseur des droits humains Samiul Biswas a été libéré sous caution le 3 avril 2019.

Le 19 mars 2019, un juge a ordonné la mise en détention préventive de Samiul Biswas dans la prison du district de Krishnanagar. Il avait été arrêté la veille par les forces de sécurité aux frontières (BSF) du poste de Mahakhola, à la frontière entre l'Inde et le Bangladesh, au Bengale Occidental ; il est accusé de vol pour "possession" de devises bangladaises et d'une carte SIM bangladaise, mais les preuves auraient été falsifiées. Compte tenu de la fréquence de la contrebande à la frontière, les accusations semblent viser à calomnier le défenseur en laissant penser qu'il est impliqué dans des activités illégales.

À propos de Samiul Biswas

samiul_biswasSamiul Biswas est bénévole pour Banglar Manabadhikar Suraksha Mancha (MASUM), une organisation qui documente minutieusement les violations des droits humains perpétrées par la police aux frontières et d'autres agents de l'État le long de la frontière entre l'Inde et le Bangladesh. Il contribue également à mobiliser la communauté locale pour résister aux tortures présumées et aux restrictions illégales de la circulation perpétrées par la police aux frontières.

3 Février 2020
Samiul Biswas libéré sous caution

Le défenseur des droits humains Samiul Biswas a été libéré sous caution le 3 avril 2019.

26 Mars 2019
Samiul Biswas placé en détention préventive

Le 19 mars 2019, un juge a ordonné la mise en détention préventive de Samiul Biswas dans la prison du district de Krishnanagar. Il avait été arrêté la veille par les forces de sécurité aux frontières (BSF) du poste de Mahakhola, à la frontière entre l'Inde et le Bangladesh, au Bengale Occidental ; il est accusé de vol pour "possession" de devises bangladaises et d'une carte SIM bangladaise, mais les preuves auraient été falsifiées. Compte tenu de la fréquence de la contrebande à la frontière, les accusations semblent viser à calomnier le défenseur en laissant penser qu'il est impliqué dans des activités illégales.

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Samiul Biswas est bénévole pour Banglar Manabadhikar Suraksha Mancha (MASUM), une organisation qui documente minutieusement les violations des droits humains perpétrées par les forces de sécurité aux frontières et d'autres agents de l'État le long de la frontière entre l'Inde et le Bangladesh. Il contribue également à mobiliser la communauté locale pour résister aux tortures présumées et aux restrictions illégales de la circulation perpétrées par les BSF.

Le 8 mars 2019, MASUM a porté plainte devant la commission nationale des droits humains au nom de Samiul Biswas, concernant la saisie illégale et par la force de son vélo par les BSF, le 29 janvier 2019, et contre des officiers qui ont refusé de le laisser accéder à son domicile le 16 février 2019. Les actions des BSF empêchent le défenseur de transporter des marchandises jusqu'à son magasin, ce qui affecte ses moyens de subsistance et ceux de sa famille. Les BSF ont également empêché le défenseur de rester chez lui et il a été contraint de séjourner chez différents amis. Le défenseur est également inquiet pour sa sécurité car la police aux frontières a proféré des menaces et des intimidations à son encontre.

Après que MASUM a porté plainte, Samiul Biswas a été convoqué à un interrogatoire le 13 mars par le commissaire adjoint. Le commissaire adjoint lui a assuré que l'affaire ferait l'objet d'une enquête et que sa sécurité serait assurée.

Le 18 mars 2019 vers 19h, Samiul Biswas a été arrêté pendant trois heures par les forces de sécurité aux frontières du camp d'Hathkhola, et des officiers l'ont giflé. Il a été accusé de vol en vertu de la section 379 du Code pénal indien, après avoir été "trouvé" en possession de 6500 taka bangladais ainsi que d'une carte SIM bangladaise. En réalité, les officiers ont glissé les devises et la carte SIM dans les mains de Samiul Biswas et l'ont filmé en train de les tenir. Vers 22h30, les officiers ont envoyé la vidéo au poste de police de Chapra. Le lendemain, le 19 mars, le défenseur a été traduit devant le juge du district de Nadia et a été incarcéré dans la prison du district de Krishnanagar. En date du 26 mars, il est toujours placé en détention préventive.

Samiul Biswas a été plusieurs fois la cible d'actes d'intimidation et de harcèlement de la part de la police et des BSF depuis février 2019, à cause de son travail pacifique et légitime en faveur des droits humains et contre les exactions perpétrées par les BSF.

Front Line Defenders est vivement préoccupée par la détention et les fausses accusations portées contre Samiul Biswas. Nous constatons que cela fait partie d'une tendance à des représailles ciblées contre les membres de MASUM en raison de leur travail légitime et pacifique en faveur des droits humains, et en particulier leur travail pour dénoncer les violations des droits humains perpétrées par les forces de sécurité aux frontières, la police et les autres agences de l'État.

Le 1er février 2019, Front Line Defenders a lancé un appel urgent concernant les violences perpétrées contre la défenseuse des droits humains et bénévole de MASUM Shila Bewa par des officiers des BSF près de la frontière de l'Inde et du Bangladesh. Le 8 février 2019, un autre appel urgent a été lancé concernant la détention du défenseur des droits humains Kirity Roy et d'autres membres de MASUM.

Front Line Defenders est extrêmement préoccupée par l'intégrité physique et psychologique de Samiul Biswas et des autres membres de MASUM.