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Fahmi Reza condamné à de la prison et à payer une amende

Statut: 
Inculpé
À propos de la situation

Le 20 février 2018, Fahmi Reza a été condamné à un mois de prison et une amende de 30000RM par la cour d'Ipoh, pour avoir posté une image retouchée du Premier ministre sur les réseaux sociaux.

À propos du DDH

hrd_fahmi_reza.jpgFahmi Reza est défenseur des droits humains, artiste satirique et réalisateur de film; il utilise les dessins animés et le graphisme afin de sensibiliser le public à la question des violations des droits humains et de la corruption en Malaisie. Il a remporté le Most Outstanding Human Rights Film award (prix du plus étonnant film sur les droits humains) lors du Freedom Film Fest en 2007. Plus récemment, sa représentation du Premier ministre malaisien Najib Razak en tant que clown, pour protester contre la décision du procureur général de blanchir le Premier ministre de tout acte de corruption, est devenue virale dans toute l'Asie du Sud-est. Fahmi Reza a aussi posté l'image sur Twitter pour protester contre l'usage fréquent de la loi sur la sédition en Malaisie.

22 Février 2018
Fahmi Reza condamné à de la prison et à payer une amende

Le 20 février 2018, Fahmi Reza a été condamné à un mois de prison et une amende de 30000RM par la cour d'Ipoh, pour avoir posté une image retouchée du Premier ministre sur les réseaux sociaux.

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Le 10 juin 2016, Fahmi Reza a été accusé en vertu de la section 233(1)(a) de la loi de 1998 sur les communications et le multimédia (loi 588), section 233(3), pour avoir posté sur Facebook une image du Premier ministre malaisien représenté comme un clown, accompagné du logo de la Commission sur les communications et le multimédia (MCMC), le 8 février 2016. Le 20 février 2018, il a été reconnu coupable d'avoir utilisé le service du réseau pour transmettre du contenu "à caractère obscène, indécent, faux, menaçant ou offensant dans l'intention d'ennuyer, abuser, menacer ou harceler une autre personne". Il avait été libéré sous caution.

Les autorités malaisiennes ont intensifié leur répression contre les défenseur-ses des droits humains et les manifestants anti-corruption suite à un scandale de détournement de fonds impliquant des politiciens. Ainsi, des lois restrictives telles que la loi sur les communications et le multimédia continuent à être utilisées pour réduire au silence ceux qui critiquent le gouvernement, qui sont harcelés, intimidés et souvent détenus à cause de leur travail pour la promotion et la protection des droits humains en Malaisie. Les défenseur-ses des droits humains qui se concentrent sur les violations des droits humains causées par la corruption sont particulièrement affectés. La section 233(1)(a) de la CMA est vaste, vague et ambigüe, et elle est employée pour étouffer la liberté d'expression et faire taire toute forme de protestation.

Front Line Defenders condamne l'inculpation du défenseur Fahmi Reza, car elle est convaincue qu'il s'agit d'une restriction de sa liberté d'expression liée à son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains en Malaisie.

Front Line Defenders exhorte les autorités de Malaisie à:

1. Infirmer immédiatement l'inculpation de Fahmi Reza;

2. Garantir que tous-tes les défenseur-ses des droits humains en Malaisie puissent mener à bien leurs actions légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.