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Détention et poursuites contre le défenseur du droit du travail Haytham Mohamadeen

Statut: 
détenu
À propos de la situation

Le 13 mai 2019, Haytham Mohamadeen a été arrêté et a disparu de force pendant trois jours suite à une convocation au poste de police de Saf, dans le gouvernorat de Gizeh, après avoir été injustement accusé d'avoir violé les termes de sa liberté conditionnelle. Lorsqu'il s'est rendu au poste de police, la police l'a arrêté et placé en détention sans qu'il ne puisse contacter son avocat ou sa famille jusqu'au 16 mai 2019.

Le 19 novembre 2018, la cour pénale du Caire et la Cour Suprême pour la sécurité de l'Etat ont décidé de renouveler les mesures de précaution dont fait l'objet le défenseur des droits humains Haytham Mohamadeen pour 45 jours. Ces mesures de précaution pour Haytham Mohamadeen et neuf autres accusés dans l'affaire n°718/2018 les obligent à se présenter au poste de police le plus proche de chez eux deux fois par semaine.

Le 29 octobre 2018, Haytham Mohamadeen a été libéré, 18 jours après que la chambre criminelle de la 5e cour a statué en faveur du défenseur.

À propos d'Haytham Mohamadeen

Haytham MohamadeenHaytham Mohamadeen est avocat et défend le droit du travail ; il offre une aide juridique gratuite aux travailleurs. Il est membre du El-Naddim Center for the Rehabilitation of Victims of Violence, une ONG égyptienne qui lutte contre la torture et apporte une aide médicale et juridique aux victimes de violations des droits humains.

25 Juin 2019
Haytham Mohamadeen de nouveau arrêté

Le 13 mai 2019, Haytham Mohamadeen a été arrêté et a disparu de force pendant trois jours suite à une convocation au poste de police de Saf, dans le gouvernorat de Gizeh, après avoir été injustement accusé d'avoir violé les termes de sa liberté conditionnelle. Lorsqu'il s'est rendu au poste de police, la police l'a arrêté et placé en détention sans qu'il ne puisse contacter son avocat ou sa famille jusqu'au 16 mai 2019.

31 Octobre 2018
Haytham Mohamadeen libéré après une disparition forcée

Le 29 octobre 2018, Haytham Mohamadeen a été libéré, 18 jours après que la chambre criminelle de la 5e cour a statué en faveur du défenseur. Il devait être libéré le 10 octobre 2018 lorsque l'appel interjeté par le parquet a été rejeté. Au lieu d'exécuter la décision de libérer Haytham Mohamadeen immédiatement, le parquet l'a fait disparaitre du 10 au 29 octobre 2018. Pendant ce temps, ni sa famille ni son avocat n'ont été informés de l'endroit où se trouvait le défenseur.

Ce n'est qu'un exemple de la façon dont le parquet outrepasse systématiquement les décisions judiciaires en Égypte; plusieurs défenseur-ses des droits humains qui ont été libérés par les tribunaux ont disparu de prison.

11 Octobre 2018
Libération d'Haytham Mohamadeen

Le 10 octobre 2018, Haytham Mohamadeen a été libéré de prison après que la chambre criminelle de la 5e cour a statué en faveur du défenseur du droit du travail. La chambre criminelle a rejeté un appel du parquet  suprême pour la sécurité de l'État contre la décision de libérer le défenseur.

Plus tôt dans l'année, la cour pénale de Gizeh avait décidé de libérer Haytham Mohamadeen et trois autres accusés dans l'affaire par mesure de précaution. Haytham Mohamadeen avait été arrêté le 15 mai 2018 pour "incitation à la violence" et accusé d'avoir participé à d'importantes manifestations et à des violences dans des stations de métro. Le 19 mai 2018, le procureur suprême pour la sécurité de l'État avait ordonné 15 jours de détention le temps de l'enquête, mais le défenseur avait été maintenu en prison jusqu'à sa libération le 10 octobre 2018.

21 Mai 2018
Détention et poursuites contre le défenseur du droit du travail Haytham Mohamadeen

Le 19 mai, le procureur suprême pour la sûreté de l'Etat a ordonné la détention du défenseur du droit du travail Haytham Mohamadeen pour 15 jours, le temps de l'enquête, pour "aide à une organisation terroriste" et pour avoir "appelé à manifester illégalement".

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Dans la nuit du 15 mai, des membres de la police et de l'agence pour la sécurité nationale ont arrêté Haytham Mohamadeen chez lui à El Saf, dans le gouvernorat de Gizeh. Le défenseur a été placé en détention dans un lieu inconnu jusqu'à sa comparution devant le procureur suprême pour la sûreté de l'État, dans le district de Tagammu El-Khamis au Nouveau Caire, le 19 mai. Le procureur a ordonné une période de détention de 15 jours, le temps de l'enquête; il est accusé d' "aide à une organisation terroriste pour parvenir à ses fins" et davoir' "appelé à manifester illégalement".

Bien que le défenseur n'ait pas pris part aux manifestations contre la hausse des tarifs du métro le 12 mai, il est accusé dans l'affaire N°718/2018 relative à la sécurité de l'État, qui implique 20 personnes qui sont aussi accusées d'avoir participé à cette manifestation. Haytham Mohamadeen a été transféré dans le camp des forces de sécurité centrales "Kilo 10.5", situé sur une route du désert entre le Caire et Alexandrie.

Haytham Mohamadeen avat déjà été arrêté en avril 2016 et maintenu en détention jusqu'en octobre 2016 pour "avoir rejoint un groupe interdit, participé à une manifestation illégale et comploté pour renverser le gouvernement en place".

Front Line Defenders est vivement préoccupée par la détention du défenseur des droits humains Haytham Mohamadeen et est préoccupée par sa sécurité et son bien-être physique. Front Line Defenders pense que son arrestation et son maintien en détention sont des actes de représailles contre son travail en faveur du droit du travail et des droits des syndicalistes.

Front Line Defenders exhorte les autorités égyptiennes à :

1. Libérer immédiatement et sans condition Haytham Mohamadeen, car il semble qu'il soit détenu uniquement à cause de son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains;

2. Assurer que le traitement de Haytham Mohamadeen pendant sa détention, corresponde à toutes les conditions établies dans les « Principes fondamentaux relatifs à la protection de toute personne contre toute forme de détention ou emprisonnement » adoptés par l'Assemblée Générale de l'ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988 ;

3. Prendre les mesures nécessaires afin de garantir l'intégrité physique et psychologique et la sécurité de Haytham Mohamadeen;

4. Cesser immédiatement de cibler tous-tes les défenseur-ses des droits humains, dont les défenseur-ses du droit du travail, en Égypte, afin qu'ils-elles puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.