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Nazanin Salari

FDDH

Nazanin Salari est défenseuse des droits humains, avocate et ancienne présidente de la Commission des droits humains du Barreau de Fars à Shiraz, en Iran. Elle s'est activement engagée dans la défense des droits des femmes et des enfants à travers plusieurs ateliers de renforcement des capacités. De plus, elle continue à représenter les manifestants et à défendre l'indépendance de la profession juridique en Iran.

Au cours du mouvement de protestation Femme, Vie, Liberté elle s'est jointe aux efforts collectifs déployés par des avocats pour soutenir les manifestants détenus et garantir leur accès à une représentation juridique et à une procédure régulière. Fidèle à ses principes, elle a démissionné de son poste de membre du tribunal disciplinaire du barreau de Fars, aux côtés d'autres avocats. Il s'agissait d'un acte de protestation contre l'incapacité du Barreau à prendre des mesures significatives pour défendre les droits légaux des manifestants. Son travail reflète un engagement constant en faveur de la responsabilité professionnelle, de la solidarité au sein de la communauté juridique et de la protection des droits fondamentaux en Iran par des moyens pacifiques et légitimes.

L'espoir de réformes politiques a surgi en Iran lorsque le président Hassan Rouhani a pris le pouvoir en 2013 et a libéré des douzaines de personnalités de l'opposition et de défenseur·ses des droits humains (DDH). Cependant, les violations de la liberté d'expression, d'association, de rassemblement pacifique et de circulation des DDH persistent.

Les défenseur·ses des droits humains et les journalistes sont arrêtés, placés en détention et poursuivis dans le cadre de procès inéquitables. Les DDH reçoivent toujours des menaces de mort et sont harcelés, et arbitrairement arrêtés. Les demandes de libération sous conditions sont rejetées ou les conditions pour y avoir accès sont extrêmement sévères. En outre, les DDH sont soumis à une surveillance systématique et les membres de leurs familles sont également pris pour cible. Les journalistes sont condamnés à la flagellation lorsqu'ils critiquent le gouvernement.