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Manuela Royo

FDDH, représentante
Mouvement pour la défense de l’eau, du territoire et de l’environnement (MODATIMA)

Femme, mère, féministe et travailleuse sociale, Manuela Royo est membre de la Convention constitutive du District 23 et représentante du Mouvement pour la défense de l’eau, du territoire et de l’environnement (MODATIMA). Elle est historienne et avocate à l’Université Alberto Hurtado et universitaire spécialisée en droit constitutionnel et en droits humains des peuples autochtones. Dans sa carrière professionnelle, elle a défendu des causes liées à l’écologie et à la violation des droits du peuple Mapuche.

Très jeune, dans les années 2000, "La Manu" a réalisé d’importants travaux territoriaux et dans les luttes sociales des habitants pour la défense du droit à l’éducation et à l’enfance en tant que membre du Collectif Alex Lemun, dans le quartier de Lo Hermida à Santiago .

Au cours de la dernière décennie, Manuela s’est efforcée de mettre fin aux violations subies par les peuples originaires du Chili, en particulier le peuple Mapuche, une cause qui l’a conduite à déménager de Santiago à Temuco, pour vivre à Wallmapu, où elle réside depuis environ dix ans.

En 2015, elle a dénoncé l’État chilien devant la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH) pour violence contre les filles et les garçons mapuches. Pendant deux ans, elle a travaillé pour la défense pénale des mapuches, où elle a assumé la défense de l’affaire Luchsinger ; elle a été retirée de son poste pour avoir dénoncé le racisme des poursuites intentées contre Machi Francisca Linconao et des membres de la communauté faussement accusés.

Avec la Alianza Teritorial Mapuche (ATM) et le Lonko Alberto Curamil (prix Goldman en 2019), elle a travaillé pour arrêter deux projets de centrales hydroélectriques sur la rivière Cautín, en 2018, une rivière considérée comme sacrée par le peuple mapuche. En outre, elle soutient les communautés à Temucuicui et Curacautín, entre autres. Aux cotés de MODATIMA, elle a également porté plainte et demandé des mesures de précaution pour la défense du droit à l’eau au Chili.

Depuis le déclenchement des manifestations sociales en octobre 2019, Manuela participe également à des procès pour la défense de prisonniers politiques arrêtés pendant le mouvement de protestation populaire. En raison de la lutte sociale constante, de l’expérience et de l’engagement de Manuela en faveur des droits humains, diverses organisations de la société civile ont apporté leur soutien à Manuela afin qu’elle rejoigne le nouvel organe de rédaction de la nouvelle Constitution. Elle est actuellement l’une des deux coordonnatrices de la Commission des droits humains, de la vérité historique et des fondements de la justice, de la réparation et des garanties de non-répétition de la Convention.

Chile

Le Chili a fait d'importants progrès concernant le respect et la protection des droits humains depuis la fin de la dictature de Pinochet, et c'est l'un des pays d'Amérique du Sud qui ont réussi à traduire en justice les coupables des atrocités perpétrées pendant la dictature. Malgré ces avancées, les DDH sont toujours la cible d'abus policiers ; des manifestations ont été violemment réprimées plusieurs fois.