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José Vicente Murillo Tobo

DDH & leader
Political Movement of Social and Popular Masses of the Centre East of Colombia

José Vicente Murillo Tobo est leader du Movimiento Político de Masas Social y Popular del Centro Oriente de Colombia (mouvement politique des masses sociales et populaires du centre est de la Colombie), porte-parole national de la Cumbre Agraria, Campesina, Étnica y Popular (Sommet agraire, paysan, ethnique et populaire) et membre du Congreso de los Pueblos (congrès des peuples). Le Movimiento Político de Masas Social y Popular del Centro Oriente de Colombia est une organisation paysanne qui lutte pour le droit à la terre et pour les droits des personnes marginalisées, telles que les populations autochtones et les personnes afro-descendantes, dans la région centre-est de la Colombie. La Cumbre Agraria, Campesina, Étnica y Popular a été formée lors des grèves agricoles qui se sont déroulées en 2013 en Colombie à cause des prix bas des produits agricoles sur le marché international. La Cumbre rassemble différents mouvements autochtones, afro-descendants, paysans et populaires dans le but de proposer un nouveau modèle pour renforcer leurs droits et leur travail.  Le Congreso de los Pueblos est un mouvement social qui rassemble différents secteurs et acteurs sociaux. Depuis son lancement en 2010, il a joué un rôle important pour la mobilisation sociale en Colombie, notamment les grèves agricoles de 2013, 2014 et 2016.

Les DDH en Colombie travaillent dans un environnement violent et peu sûr. Ils sont victimes de menaces, intimidations, détentions arbitraires, disparitions forcées, agressions physiques, torture, assassinats, perquisitions illégales de leurs domiciles et bureaux, et de stigmatisation à cause de leurs activités en faveur des droits humains. Les coupables de ces exactions sont souvent des groupes paramilitaires, dont beaucoup ont des liens avec le gouvernement ou les services de sécurité, ou des groupes armés de l'opposition. Les menaces continues ainsi que les graves menaces et attaques à l'encontre des DDH dans tout le pays contredisent les déclarations du gouvernement au sujet de la démobilisation paramilitaire.

Les DDH en danger en Colombie viennent de différents milieux; ils-elles sont: syndicalistes, leaders indigènes, leaders afro-colombiens, militants travaillant avec des personnes déplacées à l'intérieur du pays et sur les questions relatives au droit à la terre, défenseur-ses des droits des femmes, journalistes, avocats, étudiants et jeunes militants, travailleurs ecclésiastiques, militants LGBTI ou sur la question du VIH.