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#Gabon

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Le Gabon est l'un des pays d'Afrique Centrale où les défenseur-ses des droits humains (DDH) jouissent d'un espace conséquent pour effectuer leur travail. Bien que le paysage politique soit toujours dominé par le parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir depuis la fin des années 60, les restrictions placées sur le travail des DDH ne sont pas aussi répandues qu'elles l'étaient. La constitution garantie la liberté de la presse et les autres libertés publiques. Les agences de presse, publiques ou privées, peuvent généralement travailler librement. Cependant, la liberté de la presse est parfois gâchée par des actes de harcèlement, d'intimidation et des arrestations contre plusieurs journalistes qui parlent de questions sensibles. Il y a eu quelques tentatives visant à forcer les journalistes à révéler leurs sources. En 2015, plusieurs agences de presse ont été réprimandées ou suspendues pour avoir publié des articles "diffamatoires". L'impact des lois sur la calomnie et la diffamation, qui peuvent faire encourir des peines criminelles et civiles, sur le travail des DDH et des journalistes ne doit pas être sous-estimé. De nombreux cas d'acharnement judiciaire contre des DDH et des journalistes gabonais étaient liés à des accusations de diffamation ou de "trouble de l'ordre public" et découlaient le plus souvent de déclarations, rapports ou articles dans lesquels des personnalités politiques proches du parti au pouvoir étaient mentionnées. Tandis que le Conseil national de la communication -CNC- plaide pour la fin des peines criminelles pour les infractions relatives à la diffamation, il n'y a aucun signe de changement dans un avenir proche.

La Constitution interdit la discrimination sur la base de l'origine nationale, de la race, du genre, de la religion, du handicap, de la langue et du statut social. Toutefois, elle n'interdit pas la discrimination basée sur l'orientation sexuelle entre autres. Cela peut être l'une des raisons pour lesquelles les défenseur-ses des droits LGBTI ont tendance à travailler de façon souterraine, bien que le Gabon soit l'un des rares pays africains à ne pas criminaliser l'homosexualité.

Le Gabon a ratifié la Convention sur l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) en 1983. Cependant, les défenseuses des droits humains (FDDH) sont toujours exposées à des obstacles pour atteindre leurs objectifs, notamment à cause de la discrimination basée sur le genre et la stigmatisation culturelle. Par exemple, les femmes mariées au Gabon doivent obtenir l'accord de leur mari pour obtenir un passeport et pour voyager hors du pays.