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La défenseuse des droits humains Aziza Abdirasulova condamnée à une amende

Statut: 
Acharnement judiciaire
À propos de la situation

Le 25 novembre 2022, le tribunal du district de Pervomaisky à Bichkek a imposé une amende à la défenseuse des droits humains Aziza Abdirasulova. La Cour a reconnu la défenseuse coupable d’avoir désobéi à la demande légale d’un employé de l’organisme en charge des affaires intérieures, une violation en vertu de l’article 128 du Code des infractions de la République du Kirghizstan. Aziza Abdirasulova a été violemment arrêtée alors qu’elle observait une manifestation pacifique à Bichkek le 15 novembre 2022. La Cour a ordonné que la défenseuse paie une amende de 3000 soms. Aziza Abdirasulova a fait appel de cette décision et a déposé une plainte contre l’agent de police qui l’a violemment arrêtée.

À propos d'Aziza Abdirasulova

Aziza AbdirasulovaAziza Abdirasulova est défenseuse des droits humains au Kirghizstan. Elle a fondé la fondation publique « Kylym Shamy ». Son but est d’appuyer le développement d’un État démocratique et légal par la promotion et la protection des droits humains et des libertés. Dans le cadre de ses activités, « Kylym Shamy » fournit des consultations gratuites sur les questions juridiques, analyse, surveille et mène des recherches sur les décisions des organes étatiques, participe à la protection des droits humains et prépare des projets d’actes juridiques normatifs dans cette direction. Ses représentants participent à la surveillance des lieux de détention et fournissent une assistance juridique en cas de torture.

30 Novembre 2022
La défenseuse des droits humains Aziza Abdirasulova condamnée à une amende

Le 25 novembre 2022, le tribunal du district de Pervomaisky à Bichkek a imposé une amende à la défenseuse des droits humains Aziza Abdirasulova. La Cour a reconnu la défenseuse coupable d’avoir désobéi à la demande légale d’un employé de l’organisme en charge des affaires intérieures, une violation en vertu de l’article 128 du Code des infractions de la République du Kirghizstan. Aziza Abdirasulova a été violemment arrêtée alors qu’elle observait une manifestation pacifique à Bichkek le 15 novembre 2022. La Cour a ordonné que la défenseuse paie une amende de 3000 soms. Aziza Abdirasulova a fait appel de cette décision et a déposé une plainte contre l’agent de police qui l’a violemment arrêtée.

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Aziza Abdirasulova est défenseuse des droits humains au Kirghizstan. Elle a fondé la fondation publique « Kylym Shamy ». Son but est d’appuyer le développement d’un État démocratique et légal par la promotion et la protection des droits humains et des libertés. Dans le cadre de ses activités, « Kylym Shamy » fournit des consultations gratuites sur les questions juridiques, analyse, surveille et mène des recherches sur les décisions des organes étatiques, participe à la protection des droits humains et prépare des projets d’actes juridiques normatifs dans cette direction. Ses représentants participent à la surveillance des lieux de détention et fournissent une assistance juridique en cas de torture.

Le 25 novembre 2022, le tribunal du district de Pervomaisky à Bichkek a condamné Aziza Abdirasulova à une amende après l’avoir reconnue coupable d’avoir fait preuve de désobéissance face à la demande légitime d’un employé de l’organisme en charge des affaires intérieures. Aziza Abdirasulova a été violemment arrêtée le 15 novembre 2022, dans le centre-ville de Bichkek, alors qu’elle surveillait une manifestation pacifique contre le transfert du réservoir d’eau de Kempir-Abad. Les agents des forces de l’ordre, parmi lesquels se trouvait Tilek Tiukebaiev, colonel de la police et chef adjoint du département de police de Bichkek, l’ont violemment jetée au sol et arrêtée sur place. Les agents ont affirmé que la défenseuse était sous l’influence de l’alcool. En outre, bien que les images de l’arrestation étaient disponibles et largement diffusées dans les différents médias, au cours de l’audience, les agents des forces de l’ordre ont déclaré qu’ils s’étaient « comportés poliment » envers la défenseuse des droits humains. Aziza Abdirasulova a été libéré dans la soirée du 15 novembre 2022.

Le 14 novembre 2022, Aziza Abdirasulova a été intimidée par les forces de l’ordre en raison de sa position ouvertement critique et ses appels à la transparence concernant la décision du gouvernement kirghize de transférer le réservoir d’eau de Kempir-Abad à l’Ouzbékistan. Tard dans la soirée, le chef du département de police #10 de Bichkek, Shumkar Sulaimanov, a invité la défenseuse à une discussion informelle, avant de la menacer à cause de ses publications sur Facebook à propos du réservoir d’eau de Kempir-Abad et de la persécution injuste des défenseur⸱ses des droits humains et des activistes civiques, opposés au transfert du réservoir à l’Ouzbékistan.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par l’intimidation et l’acharnement judiciaire de la défenseuse des droits humains Aziza Abdirasulova, car il est certain qu’elle est ciblée à cause de son travail pacifique en faveur des droits humains au Kirghizstan. Elle est également préoccupée par l’ampleur de la répression contre les défenseur⸱ses des droits humains et les journalistes au Kirghizstan, notamment en ce qui concerne le transfert du réservoir d’eau de Kempir-Abad. De telles actions ciblées ont un effet paralysant sur la situation générale des droits humains et des libertés au Kirghizstan.