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Arrestation d'Ezzat Ghoneim

Statut: 
Libération ordonnée
À propos de la situation

Le défenseur des droits humains Ezzat Ghoneim a disparu du poste de police d'Al Haram 10 jours après que la libération conditionnelle lui a été accordée le 4 septembre. Il a été illégalement maintenu en détention jusqu'au 13 septembre 2018, date à laquelle des policiers ont informé sa femme de sa libération présumée.

Le 4 septembre le tribunal du Caire a ordonné la libération sous caution d'Ezzat Ghoneim.

Le 9 mai 2018, le procureur pour la sûreté de l'Etat a renouvelé la détention d'Ezzat Ghoneim de 15 jours supplémentaires, le temps de l'enquête. Le 4 mars, l'avocat en droits humains et directeur exécutif de l'Egyptian Coordination for Rights and Freedoms (ECRF), Ezzat Ghneim, a été arrêté par la Sécurité de l'État au Caire. Le lendemain, le parquet pour la sécurité de l'État a renouvelé la détention d'Ahmed Tarek Ibrahim Ziada de 15 jours de plus, après son arrestation le 18 février. Il fait l'objet d'une enquête pour "appartenance à une organisation terroriste" et "publication de fausses informations", dans l'affaire n° 467 (2018).

À propos d'Ezzat Ghoneim

hrd_ezzat_ghneim.jpgEzzat Ghoneim est défenseur des droits humains et avocat; il se concentre sur les garanties pour un procès équitable et les disparitions forcées. Depuis 2014, il est directeur exécutif de l'Egyptian Coordination for Rights and Freedoms (ECRF), une organisation de défense des droits humains qui travaille sur les détentions arbitraires, les disparitions forcées, la liberté d'expression, les négligences médicales et la torture dans les prisons.

3 Novembre 2018
Disparition forcée de défenseur-ses des droits humains

Le défenseur des droits humains Ezzat Ghoneim a disparu du poste de police d'Al Haram 10 jours après que la libération conditionnelle lui a été accordée le 4 septembre. Il a été illégalement maintenu en détention jusqu'au 13 septembre 2018, date à laquelle des policiers ont informé sa femme de sa libération présumée. Depuis, on ignore où se trouve le défenseur des droits humains. Depuis plusieurs mois, les cas de disparitions forcées de défenseur-ses des droits humains, après des jugements en leur faveur, sont fréquentes en Égypte.

Ezzat Ghoneim est défenseur des droits humains et avocat ; il se concentre sur le droit à bénéficier de procès équitables et sur les disparitions forcées. Depuis 2014, il est directeur exécutif de l'Egyptian Coordination for Rights and Freedoms, une organisation de défense des droits humains qui travaille sur les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, la liberté d'expression, la négligence médicale et la torture dans les prisons.

Le 4 septembre 2018, Ezzat Ghoneim s'est vu accordé une libération conditionnelle. Cependant, le poste de police d'Al-Haram a refusé de le libérer et a justifié la décision en déclarant attendre des "instructions de l'Agence pour la sécurité nationale". Le 13 septembre, des policiers ont annoncé à la femme du défenseur que ce dernier avait été libéré, mais il n'a pas été vu depuis. Les autorités démentent toute implication dans sa disparition.

Ezzat Ghoneim avait été arrêté le 1er mars 2018 dans le cadre de l'affaire 441, appelée affaire "activisme médiatique", avec plusieurs autres journalistes égyptiens dont les reportages d'investigation visaient à dénoncer le haut niveau de corruption du gouvernement égyptien. Les charges contre lui incluent également "appartenance à une organisation illégale".

Ce n'est qu'un exemple de la façon dont l'Agence pour la sécurité de l'État outrepasse systématiquement les décisions judiciaires en Égypte ; plusieurs défenseur-ses des droits humains qui ont été libérés par les tribunaux ont disparu de leurs lieux de détention. Haytham Mohamadeen, avocat, défenseur du droit du travail et membre du centre El-Nadeem pour la réhabilitation des victimes de violence, a disparu de force entre la décision de sa libération conditionnelle le 10 octobre et la date à laquelle il a été libéré le 29 octobre 2018. Pendant ce temps, ni sa famille ni son avocat n'ont été informés de l'endroit où se trouvait le défenseur. Il semble qu'il ait été détenu dans les bureaux de l'Agence pour la sécurité de l'État.

Le 14 octobre, le défenseur des droits humains et avocat Sayed El Banna a été arrêté et accusé d'appartenance à un groupe terroriste. Personne n'a su où il se trouvait jusqu'à ce qu'il apparaisse les yeux bandés devant le parquet trois jours après son arrestation. La détention préventive de Sayed el Banna est renouvelée tous les 15 jours et peut être renouvelée pour une durée de 150 jours maximum par le parquet.

Front Line Defenders est préoccupée par la situation de plus en plus difficile pour les défenseur-ses des droits humains en Égypte. Depuis 2014, de plus en plus de restrictions pèsent sur la société civile et les manifestations pacifiques publiques, et plusieurs défenseur-ses des droits humains, avocats, journalistes et manifestants pacifiques font l'objet d'interdiction de voyager et d'acharnement judiciaire. Dans ce contexte difficile, la pratique de la Sécurité de l'État visant à faire disparaitre les défenseur-ses des droits humains, en ignorant les décisions judiciaires prises en leur faveur, est particulièrement inquiétante.

 

6 Mars 2018
Arrestation de deux défenseurs des droits humains

Mise à jour: Le 4 septembre le tribunal du Caire a ordonné la libération sous caution d'Ezzat Ghoneim.

Mise à jour : Le 9 mai 2018, le procureur pour la sûreté de l'Etat a renouvelé la détention d'Ezzat Ghoneim de 15 jours supplémentaires, le temps de l'enquête.

Le 4 mars, l'avocat en droits humains et directeur exécutif de l'Egyptian Coordination for Rights and Freedoms (ECRF), Ezzat Ghoneim, a été arrêté par la Sécurité de l'État au Caire. Le lendemain, le parquet pour la sécurité de l'État a renouvelé la détention d'Ahmed Tarek Ibrahim Ziada de 15 jours de plus, après son arrestation le 18 février. Il fait l'objet d'une enquête pour "appartenance à une organisation terroriste" et "publication de fausses informations", dans l'affaire n° 467 (2018).

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Ezzat Ghoneim est défenseur des droits humains et avocat; il se concentre sur les garanties pour un procès équitable et les disparitions forcées. Depuis 2014, il est directeur exécutif de l'Egyptian Coordination for Rights and Freedoms (ECRF), une organisation de défense des droits humains qui travaille sur les détentions arbitraires, les disparitions forcées, la liberté d'expression, les négligences médicales et la torture dans les prisons.

Ezzat Ghoneim a été arrêté le 1er mars 2018 à 18h30 et son lieu de détention n'a pas été révélé jusqu'au 5 mars 2018, lorsque l'avocat du défenseur a indiqué qu'il fait l'objet d'une enquête du parquet pour la sécurité de l'État. Le 4 mars 2018, Ezzat Ghneim a été interrogé au Caire en l'absence de ses avocats, bien que ces derniers aient attendu jusqu'à 23h le 3 mars pour représenter le défenseur.  Sa famille et ses avocats ignorent dans quel centre de détention il se trouve.

Ezzat Ghoneim a été ajouté à la liste des suspects à l'affaire n° 441 de 2018, appelée affaire "activisme médiatique", sur laquelle figurent plusieurs journalistes égyptiens, dont Hassan El-Banna Mubarak, Mustafa Al-Aasar et Moataz Wadnan, dont les reportages d'investigation visent à dénoncer la forte corruption au sein du gouvernement égyptien. Ils sont notamment accusés d'"appartenance à une organisation illégale".

Ahmed Tarek Ibrahim Ziada est défenseur des droits humains et réalisateur de "Minus 1095", un film documentaire sur les violations des droits humains commises durant la révolution égyptienne. Lundi 5 mars 2018, le parquet pour la sécurité de l'État a renouvelé sa détention pour 15 jours supplémentaires.

Le défenseur a été arrêté par les forces de sécurité le 18 février 2018 chez lui dans le village de Nahia, dans le gouvernorat de Gizeh. Les forces de sécurité ont saisi son téléphone portable et son ordinateur, l'ont interrogé pendant près d'une heure puis l'ont conduit dans un lieu inconnu. Depuis, il est détenu par la sécurité de l'État. Le défenseur a indiqué avoir été victime de "torture physique et mentale" et le 21 février 2018, il a été interrogé en l'absence de son avocat.

Front Line Defenders condamne l'acharnement judiciaire contre les défenseurs des droits humains Ezzat Ghoneim et Ahmed Tarek Ibrahim Ziada, car cela semble être en représailles contre leur travail pour la promotion et la protection des droits humains en Égypte.