Ayachi Hammami met un terme à sa grève de la faim mais reste en détention
Le 15 janvier 2026, le défenseur des droits humains et avocat Ayachi Hammami a annoncé avoir mis un terme à sa grève de la faim de 43 jours, mais sa détention à la prison d'El Mornaguia et les restrictions arbitraires imposées aux visites de son avocat restent en vigueur.
Le 2 décembre 2025, les autorités tunisiennes ont arrêté le défenseur des droits humains et avocat Ayachi Hammami, figure emblématique du mouvement tunisien des droits humains, à son domicile à Tunis, pour qu’il purge une peine de cinq ans de prison prononcée sur la base de fausses accusations dans le cadre de la très médiatisée « affaire de complot contre la sécurité de l'État ».
Ayachi Hammami est un éminent avocat et défenseur des droits humains tunisien. Depuis des décennies, il représente les victimes de violations des droits humains et mène des actions nationales en faveur de la démocratie, de l'indépendance judiciaire et des libertés fondamentales. Il participe activement à la direction de plusieurs organisations de défense des droits humains en Tunisie et dans toute la région.
Le 15 janvier 2026, le défenseur des droits humains et avocat Ayachi Hammami a annoncé avoir mis un terme à sa grève de la faim de 43 jours, mais sa détention à la prison d'El Mornaguia et les restrictions arbitraires imposées aux visites de son avocat restent en vigueur.
Ayachi Hammami est un éminent avocat et défenseur des droits humains tunisien. Depuis des décennies, il représente les victimes de violations des droits humains et mène des actions nationales en faveur de la démocratie, de l'indépendance judiciaire et des libertés fondamentales. Le défenseur participe activement à la direction de plusieurs organisations de défense des droits humains en Tunisie et dans toute la région.
Le 15 janvier 2026, dans une déclaration publiée sur son compte Facebook, le défenseur des droits humains a annoncé sa décision de mettre fin à sa grève de la faim de 43 jours. Il a déclaré qu'il était désormais en convalescence, après avoir reçu des soins médicaux et un traitement de qualité de la part du personnel médical, des ambulanciers, des gardiens de prison et du personnel administratif qui, selon lui sont le résultat des efforts déployés par le peuple tunisien lors de la révolution de 2010-2011 pour garantir ces droits. Il a réitéré sa gratitude envers sa famille, les personnes et les organisations qui le soutiennent en Tunisie et à l'étranger, ainsi qu'à celles et ceux qui ont signé la pétition l’appelant à cesser sa grève de la faim. En outre, Ayachi Hammami a exprimé son soutien à la « Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques », créée le 14 janvier 2026, qu'il considère comme un point focal pour la défense des droits des prisonniers dans les prisons tunisiennes.
Dans sa déclaration, Ayachi Hammami a annoncé sa volonté renouvelée de poursuivre depuis sa prison la lutte pour garantir les libertés démocratiques en Tunisie. Le défenseur a déclaré qu'il avait l'intention de lancer une grève de la faim mensuelle, à partir du début du mois de février 2026, afin d'attirer l'attention sur la situation et les droits des prisonniers politiques.
Le 6 janvier 2026, sa famille avait fait part de la détermination du défenseur de poursuivre sa grève de la faim pour protester contre sa détention et les restrictions arbitraires imposées aux visites de son avocat. Ayachi Hammami reste incarcéré à la prison d'El Mornaguia et fait l'objet des mêmes restrictions arbitraires en matière d'accès à son avocat, qui continuent d'être appliquées sans aucune justification légale.
Le 2 décembre 2025, Ayachi Hammami a été arrêté chez lui à Tunis par les autorités, afin de purger une peine de cinq ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste », sur la base de fausses accusations dans le cadre d'une affaire très médiatisée. Lors de son arrestation, il a annoncé le début d'une grève de la faim pour protester contre l'injustice de sa détention et exprimer son combat permanent pour garantir les libertés et la démocratie en Tunisie.
Front Line Defenders se réjouit de la fin de la grève de la faim d'Ayachi Hammami et qu’il ait eu accès à des soins médicaux. Cependant, l'organisation réitère ses appels en faveur de la libération immédiate du défenseur des droits humains et de la levée de toutes les restrictions arbitraires imposées à son accès à une représentation juridique.
Front Line Defenders est vivement préoccupée par la menace imminente qui pèse sur la vie du défenseur des droits humains et avocat Ayachi Hammami. Le défenseur en est à son trente-huitième jour de grève de la faim illimitée, en signe de protestation contre son maintien en détention à la prison d'El Mornaguia et les restrictions arbitraires mises en place contre les visites de son avocat.
Ayachi Hammami est un éminent avocat et défenseur des droits humains tunisien. Depuis des décennies, il représente les victimes de violations des droits humains et mène des actions nationales en faveur de la démocratie, de l'indépendance judiciaire et des libertés fondamentales. Le défenseur participe activement à la direction de plusieurs organisations de défense des droits humains en Tunisie et dans toute la région.
Le 6 janvier 2026, à la suite d'une visite familiale, les proches d'Ayachi Hammami ont exprimé leur profonde inquiétude face à la détérioration continue de son état de santé et, par conséquent, à la menace qui pèse désormais sur sa vie et son intégrité physique. Au cours de la visite, sa famille l'a informé de la pétition lancée pour le supplier de suspendre sa grève de la faim. Il a exprimé ses remerciements et sa gratitude à tous ceux qui ont soutenu la pétition (plus de 700 signataires à ce jour), soulignant qu'il était déterminé à poursuivre sa grève de la faim, notamment pour protester contre les restrictions arbitraires imposées aux visites de son avocat, qui restent en vigueur sans aucune justification légale.
Le 2 décembre 2025, les autorités tunisiennes ont arrêté le défenseur chez lui à Tunis afin de lui faire purger une peine de cinq ans de prison pour « appartenance à une organisation terroriste », sur la base de fausses accusations dans une affaire très médiatisée. Lors de son arrestation, il a annoncé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux qu'il avait entamé une grève de la faim pour protester contre l'injustice de sa détention et exprimer son combat permanent pour garantir les libertés et la démocratie en Tunisie.
Front Line Defenders est profondément préoccupée par le fait qu'Ayachi Hammami se voit toujours refuser le droit de communiquer librement et sans restriction avec ses avocats. Cela porte gravement atteinte au droit de bénéficier d’une représentation juridique et au droit à la défense, tels que garantis par le droit national et les normes internationales en matière de droits humains. Ce déni continu met sa vie en danger, compte tenu de la détérioration significative de son état de santé et de son intention déclarée de poursuivre sa grève de la faim.
L'organisation relaie les appels lancés par la famille et l'équipe juridique d'Ayachi Hammami, demandant aux autorités tunisiennes d'assumer l'entière responsabilité de sa vie, de sa sécurité et de son intégrité physique. Front Line Defenders souligne leur obligation de garantir un accès immédiat à des soins médicaux urgents et indépendants, de respecter sa dignité humaine et de veiller à ce que les conditions de détention soient conformes aux normes internationales.
Front Line Defenders appelle les mécanismes internationaux de défense des droits humains et les organismes professionnels, en particulier les barreaux de Tunisie et de la région, à intervenir d'urgence, à traiter cette affaire en priorité et à utiliser tous les moyens disponibles pour obtenir la libération d'Ayachi Hammami.
Front Line Defenders exhorte les autorités tunisiennes à :
- Libérer immédiatement et sans condition Ayachi Hammami ;
- Garantir sans délai qu'il accède en urgence à des soins médicaux spécialisés et indépendants ;
- Supprimer les restrictions arbitraires imposées aux visites de son avocat et garantir son plein droit à la défense et à l'accès à une assistance juridique ;
- Mettre fin à l’acharnement judiciaire des défenseur⸱ses des droits humains en Tunisie et garantir qu’en toutes circonstances ils puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles et sans aucune restriction.
Le 2 décembre 2025, les autorités tunisiennes ont arrêté le défenseur des droits humains et avocat Ayachi Hammami, figure emblématique du mouvement tunisien des droits humains, à son domicile à Tunis, pour qu’il purge une peine de cinq ans de prison prononcée sur la base de fausses accusations dans le cadre de la très médiatisée « affaire de complot contre la sécurité de l'État ».
Ayachi Hammami est un éminent avocat et défenseur des droits humains tunisien. Depuis des décennies, il représente les victimes de violations des droits humains et mène des actions nationales en faveur de la démocratie, de l'indépendance judiciaire et des libertés fondamentales. Il participe activement à la direction de plusieurs organisations de défense des droits humains en Tunisie et dans toute la région.
Le 27 novembre 2025, dans l'affaire dite « affaire du complot », la Cour d'appel a prononcé des peines allant de 10 à 45 ans de prison pour les accusés déjà en détention et de 5 à 35 ans pour ceux en liberté. Cette affaire impliquant des personnalités politiques, des avocats, d'anciens fonctionnaires et des agents de sécurité a débuté en février 2023. Au cours de l'audience, Ayachi a comparu devant le juge, mais a refusé de répondre aux questions en signe de solidarité avec les détenus qui se sont vu refuser leur droit de comparaître devant le tribunal. Ayachi Hammami a été condamné à cinq ans de prison et deux ans de surveillance administrative.
Après son arrestation, une vidéo a été publiée sur son compte d’un réseau social dans laquelle Ayachi Hammami affirmait que son arrestation était une décision politique arbitraire. Il a également annoncé qu'il allait entamer une grève de la faim pour exprimer son combat sans relâche en faveur des libertés et de la démocratie en Tunisie.
En 2023, Ayachi Hammami a été victime d'un acharnement judiciaire sévère en représailles à son travail légitime en faveur des droits humains. Il a été inculpé en mai 2023 pour « non-signalement de l'existence d'une organisation terroriste » et « appartenance à une organisation terroriste » dans le cadre de la très médiatisée « affaire du complot », une enquête politisée visant des figures de l'opposition et des défenseur⸱ses des droits humains. Au début, il était avocat de la défense dans cette affaire. En octobre 2023, le juge d'instruction lui a imposé une interdiction de voyager et une interdiction de « se montrer en public ». Le 18 avril 2025, le tribunal de première instance l’a condamné à huit ans de prison. La Cour d'appel a annulé la première condamnation, mais a confirmé la seconde. En outre, Ayachi Hammami fait toujours l'objet d'une enquête pour des déclarations faites aux médias en sa qualité d'avocat, en vertu du décret-loi 54, et il encourt 10 ans de prison. Malgré l’acharnement judiciaire persistant dont il fait l'objet, Ayachi Hammami poursuit son travail essentiel en faveur des droits humains, défendant les juges révoqués, les prisonniers politiques et l'État de droit dans un environnement de plus en plus répressif en Tunisie.
Ces dernières années, on a assisté à une intensification notable de la répression exercée par le gouvernement tunisien à l'encontre de la société civile. Cela se caractérise par des détentions arbitraires, des restrictions financières – notamment le gel des avoirs et le blocage des comptes bancaires – et des décisions judiciaires visant à suspendre les ONG indépendantes et à cibler leurs membres. Plusieurs organisations de défense des droits humains font l'objet d'une suspension temporaire. Si certains défenseur⸱ses des droits humains et travailleurs humanitaires ont récemment été libérés, d'autres sont toujours détenus arbitrairement.
Front Line Defenders condamne l'arrestation d'Ayachi Hammami, estimant qu'il s'agit d'une mesure de représailles directe des autorités tunisiennes à l'encontre de son travail légitime et pacifique en tant que défenseur des droits humains et avocat. Les poursuites judiciaires et la détention d'Ayachi Hammami reflètent une tendance plus générale à la criminalisation des défenseur⸱ses des droits humains et à la politisation du pouvoir judiciaire, qui porte atteinte au droit à la défense et à la liberté d'expression, de réunion et d'association en Tunisie.
Front Line Defenders exhorte les autorités tunisiennes à :
- Libérer immédiatement le défenseur des droits humains et avocat Ayachi Hammami ;
- Abandonner toutes les charges portées contre Ayachi Hammami ;
- Garantir qu’en toutes circonstances tous les défenseur⸱ses des droits humains en Tunisie puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles et sans aucune restriction, conformément aux obligations et engagements internationaux de la Tunisie en matière de droits humains.
