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Mustafa Along

DDH, président
Indigenous People’s Network of Kelantan (JKOAK)

Nous voulons empêcher toute activité qui détruirait l'environnement... Nous sommes actuellement confrontés à de nombreux problèmes résultant de la destruction des forêts, notamment le réchauffement climatique. Ce n'est pas seulement un problème qui touche les peuples autochtones, c'est un problème qui touche aussi le reste du monde.

Mustafa Along est un défenseur des droits des peuples autochtones et un militant écologiste. Il est président et fondateur de l’Indigenous People’s Network of Kelantan (JKOAK), un mouvement populaire qui mobilise des milliers de villageois pour défendre leurs terres ancestrales contre l'exploitation forestière, minière et agricole, ainsi que contre le gouvernement de l'État du Kelantan. Depuis 2015, Mustafa joue un rôle déterminant dans le maintien des barrages érigés par les populations autochtones pour protéger les forêts sur ces terres, leurs villages et leur mode de vie. Sur le plan juridique, il mène la lutte contre le gouvernement de l'État du Kelantan afin de revendiquer le droit à la terre pour les populations autochtones locales. Mustafa a été arrêté à plusieurs reprises et fait actuellement l'objet de multiples poursuites judiciaires intentées par des entreprises en réponse aux blocages mis en place par le JKOAK. Il est harcelé, menacé de violence et a même reçu des menaces de mort pour ses efforts visant à protéger les terres ancestrales de son peuple.

En Malaisie, le parti autoritaire Barisan Nasional est au pouvoir depuis 60 ans. L'accès au pouvoir du premier Ministre Najib Razak a été caractérisé par une hausse de la répression contre la société civile et les défenseur-ses des droits humains, ainsi que par un verrouillage du débat public. Les autorités ont intensifié leur répression contre les personnes qui manifestent contre la corruption à la suite d'accusations de détournement de fonds portées contre des politiciens de hauts rangs. Les autorités utilisent aussi la loi sur la censure pour faire taire le débat sur la question des droits humains. En octobre 2017, le gouvernement n'avait toujours pas accepté les demandes faite par le Rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des défenseur-ses des droits humains pour visiter le pays.