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Ana Laura Rojas

FDDH, membre
Coordinadora de Comunidades Afectadas por la empresa Trecsa

Ana Laura Rojas est une défenseuse des droits humains et communicatrice sociale au Guatemala. Ana Laura est membre de la Coordinadora de Comunidades Afectadas por la empresa Trecsa (une filiale du Grupo Energía de Bogotá), qui fait partie du Red de Integración Orgánica et des Observatorios de DDHH de los Pueblos. Elle se consacre au travail socio-environnemental et à l'intégration des groupes exclus dans les activités communautaires, en mettant l'accent sur la souveraineté alimentaire et le développement des communautés rurales. En raison de son travail pour la défense du territoire et de l'accès aux moyens de production, elle est victime de menaces de mort et de persécutions. Le travail d’Ana Laura en faveur du territoire est également criminalisé. La défenseuse enquête sur les plans d'expansion pour le transport d'électricité à haute tension destinée à l'extractivisme massif. Elle vise à démocratiser l'information auprès des communautés touchées par ces plans, afin qu'elles puissent mener leurs propres processus de défense du territoire, en produisant des documents pour dénoncer et diffuser l’information grâce à des recherches communautaires.

Depuis qu'Otto Pérez Molina a été élu président en janvier 2012, les cas de harcèlement et les menaces contre des DDH ont augmenté. Au Guatemala, les défenseur·ses des droits humains (DDH) sont l’objet de menaces de mort, d’agressions physiques, d’actes de harcèlement, de surveillance, de stigmatisation, de harcèlement judiciaire, de détentions arbitraires, de disparitions forcées et d’assassinats. La plupart de ces violations sont l’œuvre de structures sécuritaires clandestines et de groupes illégaux. Le niveau d'impunité exceptionnellement élevé dont bénéficient les coupables accentue exponentiellement le risque pour les DDH.