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#Liberia

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Le Liberia a voté une résolution pour la protection des défenseur-ses des droits humains, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 17 décembre 2015. Ils ont également ratifié d'autres grands traités internationaux relatifs aux droits humains, comme la Convention sur l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (CAT). Cependant, les défenseur-ses des droits humains qui travaillent au Liberia sont toujours confrontés à un environnement difficile. Ils sont souvent harcelés par le gouvernement, ciblés par l'acharnement judiciaire, des arrestations et des détentions.

Le Liberia n'a pas mis en place de cadre protecteur ou de politique au niveau national en faveur des défenseur-ses des droits humains. Il n'y a pas de loi, de politiques ou de mesures pour reconnaitre et protéger les défenseur-ses et leur travail légitime. Les journalistes qui critiquent le gouvernement ou qui expriment leurs opinions sont harcelés, détenus, accusés et condamnés à de lourdes amendes, taxés de terroristes et leur travail est limité par le gouvernement. Cependant, le président Sirleaf a signé la Déclaration de Table Mountain en 2012. La déclaration de Table Moutain œuvre pour l'avancement de la liberté de la presse et d'expression à travers le continent africain, en appelant à l'abrogation des lois sur les insultes, la calomnie et la diffamation.

Les DDH qui travaillent sur la responsabilité, y compris ceux qui travaillent sur les questions relatives à l'industrie de l'huile de palme et l'expropriation des terres sont vulnérables à la diffamation, à la criminalisation et aux attaques physiques perpétrées par des membres des institutions publiques. Leur travail est réduit au silence et criminalisé lorsqu'ils sont arbitrairement arrêtés et placés en détention. En outre, avec un système judiciaire critiqué au niveau international à cause de la corruption et caractérisé par l'absence de neutralité, les DDH qui sont arrêtés risquent de ne pas être jugés équitablement.