Back to top

#Gambie

#Gambie

Les défenseur-ses des droits humains (DDH) en Gambie opèrent dans un climat de peur, de suspicion et d'autocensure. La liberté d'expression est sévèrement restreinte et les défenseur-ses des droits humains et journalistes qui critiquent le gouvernement sont menacés. Les ONG opèrent dans un environnement restrictif; elles sont strictement contrôlées par les autorités et poussées à agir en fonction de l'agenda du gouvernement. La question du manque d'indépendance du système judiciaire est particulièrement préoccupante: l'État agit afin d'en avoir le contrôle total, comme le montrent plusieurs cas d'accusations fabriquées de toutes pièces et les procès entamés contre des DDH.

Les journalistes indépendants sont particulièrement en danger. Plusieurs journalistes ont été menacés d'être arrêtés, accusés ou obligés de fuir. Le cadre législatif est aussi très restrictif: la loi de 2004 sur les enregistrements de journaux, la loi d'amendement du Code pénal de 2005, la loi d'amendement sur les secrets d'État de 2009 et la loi sur la communication contredisent les dispositions constitutionnelles sur la liberté d'expression et il devient difficile pour les journalistes de travailler sans enfreindre la loi.

Les ONG en Gambie sont limitées dans le nombre d'activités qu'elles peuvent entreprendre et sont étroitement surveillées par le gouvernement et sont invitées à travailler sur des questions non sensibles. En 2010, l'Agence chargée des affaires des ONG a été transférée du ministère de l'Intérieur au Cabinet du Président, ce qui renforce le contrôle sur la société civile. L'enregistrement des ONG est une démarche lourde et inclut l'acceptation obligatoire de se conformer aux plans de développement du gouvernement. Les ONG qui surveillent les violations des droits humains ou qui travaillent sur des questions politiquement sensibles ont rapporté être victime de harcèlement. Par conséquent, les ONG s'autocensurent et choisissent de travailler sur des questions non sensibles.