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Maintien en détention de Shahnaz Akmali pour avoir plaidé en faveur des droits des prisonniers

Statut: 
Détenue
À propos de la situation

Les autorités iraniennes refusent de libérer la défenseuse des droits humains Shahnaz Akmali après l'avoir informée le 27 janvier 2017 qu'elle pourrait être libérée sous caution, pour un montant de 25 000 dollars US. Sa famille est arrivée pour payer sa caution le 29 janvier 2017, mais on leur a dit qu'il n'y avait aucun ordre judiciaire pour sa libération et qu'elle serait maintenue en détention. La défenseuse a été arrêtée le 25 janvier 2017 et elle est actuellement emprisonnée dans la cellule 209 de la prison Evin, une cellule d'isolement gérée par le ministère des renseignements iraniens.

À propos de Shahnaz Akmali

shahnaz_akmali.jpegShahnaz Akmali est la mère de Moustafa Karimbeigi, un célèbre manifestant pacifique de 26 ans et membre du mouvement vert. Il a été touché par balle et tué par les autorités iraniennes en 2009, lors du soulèvement de l'Achoura, le résultat des grandes manifestations contre les résultats des élections présidentielles iraniennes de cette année là. Depuis la mort de son fils, la défenseuse a tenté plusieurs fois d'obtenir justice devant les tribunaux iraniens pour la mort de son fils, mais le gouvernement a répondu en les menaçant plusieurs fois elle et sa famille. Elle a également rejoint les mères d'autres victimes de violences politiques qui réclament justice pour leurs enfants. Shahnaz Akmali est aussi connue pour ses actions en faveur des droits des prisonniers politiques retenus dans la prison Evin en Iran, en se rasant la tête en solidarité avec les prisonniers.

3 Février 2017
Maintien en détention de Shahnaz Akmali pour avoir plaidé en faveur des droits des prisonniers

Les autorités iraniennes refusent de libérer la défenseuse des droits humains Shahnaz Akmali après l'avoir informée le 27 janvier 2017 qu'elle pourrait être libérée sous caution, pour un montant de 25 000 dollars US. Sa famille est arrivée pour payer sa caution le 29 janvier 2017, mais on leur a dit qu'il n'y avait aucun ordre judiciaire pour sa libération et qu'elle serait maintenue en détention. La défenseuse a été arrêtée le 25 janvier 2017 et elle est actuellement emprisonnée dans la cellule 209 de la prison Evin, une cellule d'isolement gérée par le ministère des renseignements iraniens.

Download the Urgent Appeal (PDF)

Shahnaz Akmali a été arrêtée sur son lieu de travail puis conduite chez elle le 25 janvier 2017, par des agents du ministère des Renseignements à Téhéran. Aucune charge n'a été portée contre elle pour le moment. Certains de ses effets personnels ont été saisis. Elle a d'abord été conduite dans un lieu inconnu et elle est désormais détenue dans la cellule 209 de la prison Evin. Bien que cette cellule 209 soit dans la prison Evin, elle est gérée hors de la juridiction de la prison et elle est entièrement contrôlée par le ministère des Renseignements. Le 28 janvier 2017, la presse iranienne a indiqué que Shahnaz Akmali avait été conduite à l'hôpital et qu'elle y est restée pendant plusieurs heures. Sa famille doute de la validité de ces informations et pense que les autorités iraniennes leur donnent des informations erronées à son sujet dans le but de les inquiéter.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par et condamne fermement l'emprisonnement de Shahnaz Akmali, car il semble que cela soit un acte de représailles contre son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.

Front Line Defenders exhorte les autorités de la République islamique d'Iran à:

1. Libérer immédiatement et sans condition Shahnaz Akmali et infirmer son inculpation, car Front Line Defenders pense qu'elle est prise pour cible uniquement à cause de son travail légitime en faveur des droits humains;

2. Assurer à Shahnaz Akmali des conditions de détention répondant aux conditions établies dans l'« Ensemble de principes pour la protection de toutes personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d'emprisonnement » adopté par l'Assemblée générale de l'ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988 ;

3. Cesser immédiatement de cibler les défenseur-ses des droits humains en Iran et garantir qu'en toutes circonstances ils-elles puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l'acharnement judiciaire.