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Antécédents de l'affaire: Su Changlan

Statut: 
Libérée
À propos de la situation

Le 26 octobre 2017, Su Changlan (苏昌兰) a été libérée du centre de détention de Nanhai, dans la province de Guangdong, après avoir purgé une peine de trois ans de prison pour "incitation à la subversion du pouvoir de l'État". Su Changlan était détenue dans la prison de Nanhai depuis le 27 octobre 2014.

À propos de Su Changlan

Su Changlan est une éminente militante pour les droits des femmes et elle participe à plusieurs autres campagnes en faveur des droits humains. Elle a perdu son emploi de professeur des écoles pour avoir défendu les droits de personnes victimes d'expropriations.

30 Octobre 2017
Su Changlan libérée au terme de sa peine de trois ans de prison

Le 26 octobre 2017, Su Changlan (苏昌兰) a été libérée du centre de détention de Nanhai, dans la province de Guangdong, après avoir purgé une peine de trois ans de prison pour "incitation à la subversion du pouvoir de l'État". Su Changlan était détenue dans la prison de Nanhai depuis le 27 octobre 2014.

Su Changlan avait été officiellement inculpée le 3 décembre 2014 pour "incitation à la subversion du pouvoir de l'État"; elle était en détention préventive depuis le 27 octobre 2014. La défenseuse avait été jugée devant le tribunal intermédiaire populaire de Foshan, dans la province de Guangdong, plus de deux ans plus tard, le 31 mars 2017. Le verdict de culpabilité et la peine de trois ans de prison, datée du premier jour de son incarcération, ont été annoncés le jour du procès. Le 6 juin 2017, le tribunal a rejeté la demande d'appel de la défenseuse.

Selon certains médias, l'avocat de Su Changlan a fait de nombreuses requêtes pour que la défenseuse bénéficie d'une libération pour raisons médicales, à cause d'une maladie contractée pendant sa détention. Toutes ces demandes ont été rejetées.

Chen Qitang (陈启棠), un collègue défenseur des droits humains jugé le même jour que Su Changlan, purge toujours sa peine de quatre ans et six mois de prison dans la prison de Nanhai.

Front Line Defenders salue le retour de Su Changlan chez elle en toute sécurité, et exhorte le gouvernement chinois à cesser toute forme de représailles contre son travail pacifique en faveur des droits humains.

4 Novembre 2014
Human rights defender Ms Su Changlan confirmed to have been placed in criminal detention on charges of “subversion of state power.”

On 28 October 2014, the family of human rights defender Ms Su Changlan received confirmation that she had been placed in criminal detention accused of “subversion of state power”. However, they did not receive an official confirmation document and her exact whereabouts are still unknown.

On 27 October 2014 at 9:00 a.m., Su Changlan was detained and taken to Nanhai Guicheng local police station by four police officers. The police officers stated that the human rights defender was being questioned on the charge of “causing trouble”. Her house was later raided by the police. According to fellow human rights defender Mr Chen Qi Tang, the reason for this charge was a message that she posted online related to protests in Hong Kong. This is the third time in two months that Su Changlan has been questioned by police. She was previously questioned on 12 September and 5 October 2014.

During the search of her house, the police officers took three computers. Later on the same day, around 15 police officers arrived at the house as part of what they stated was a daily population check.

On 31 October 2014, Su Changlan's husband and her lawyer Liu Xiaoyuan visited a number of detention centres searching for the whereabouts of the human rights defender. Subsequently, the human rights defender's husband and lawyer went to Fuo Shan People's Procuratorate to file a lawsuit on her behalf. It has been eight days since Su Changlan was detained and her family still have not received the document of her detention and they have not been informed of her whereabouts.

Front Line Defenders expresses its concern regarding the detention of Su Changlan and that her exact whereabouts are still unknown. Furthermore, Front Line Defenders believes that these actions are solely related to the human rights defender's peaceful and legitimate work in defence of human rights.