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Ayachi Hammami

DDH et avocat

Ayachi Hammami est un éminent avocat et défenseur des droits humains tunisien. Depuis des décennies, il représente les victimes de violations des droits humains et mène des actions nationales en faveur de la démocratie, de l'indépendance judiciaire et des libertés fondamentales. Il participe activement à la direction de plusieurs organisations de défense des droits humains en Tunisie et dans toute la région.

L'engagement de toute une vie d'Ayachi Hammami en faveur des droits humains a commencé sous l'ancienne dictature de Ben Ali, au cours de laquelle il a été victime d'intimidations et de représailles systématiques en raison de son activisme. Après la révolution de 2011, il a joué un rôle important dans la promotion de réformes démocratiques cruciales, notamment en contribuant à la rédaction du décret sur les associations qui a permis l'émergence d'une société civile dynamique.

En 2020, Ayachi Hammami a brièvement occupé le poste de ministre des Droits humains, où il œuvrait pour faire progresser la justice transitionnelle. Dans un contexte de détérioration de la situation des droits humains en Tunisie, Ayachi Hammami représente de nombreuses personnalités visées par la répression étatique, notamment des juges révoqués et des figures de l'opposition politique. À cause de son plaidoyer courageux, il est lui-même la cible d’acharnement judiciaire.

Suite à l’éviction du Président Zine el-Abidine Ben Ali après les manifestations sans précédent en 2011, la situation des défenseur-ses des droits humains (DDH) en Tunisie a commencé à s’améliorer considérablement. La levée des obstacles juridiques au travail des défenseur-ses des droits humains et les progrès vers l’adoption de lois sur les droits humains sont significatifs. De nombreux DDH qui étaient persécutés par le régime Ben Ali ont l’opportunité de participer à la politique de façon viable, surtout depuis que Moncef Marzouki a été élu président par intérim.

 

La Tunisie a adopté une loi électorale pluraliste pour l’élection d’une nouvelle Assemblée constituante et a ratifié le Statut de Rome, devenant ainsi un État membre de la Cour pénale internationale. Les lois par décrets ont été présentées pour permettre une plus grande liberté d'association, la formation légitime d’organisations politiques, ce qui a légalisé 106 partis politiques auparavant interdits, ainsi que la liberté de rassemblement pacifique. Toutefois, il reste plusieurs défis à relever ainsi que le risque que certains progrès accomplis soient minés.