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Rapports pays et régionaux de Front Line
En Europe et en Asie centrale, l'année 2006 a connu une forte tendance à la limitation des droits à la liberté d'expression et d'association, visant à rendre la tâche des défenseurs des droits humains aussi difficile que possible. Les défenseurs des droits humains sont particulièrement exposés à une agression lorsqu'ils soulignent l'absence de démocratie, l'abus de pouvoir, la corruption ou l'utilisation de la torture.
Ce rapport fournit des informations détaillées sur les actes de violence contre les défenseurs des droits humains au Guatemala au cours des six dernières années. Il illustre la façon dont le phénomène et ses conséquences ont évolué vers une réapparition du terrorisme vécu pendant le conflit armé interne (1960-1996). Cette analyse indique clairement une grave détérioration de la démocratie guatémaltèque, de la situation des droits humains et une stagnation du processus de paix. Le rapport fournit également une analyse détaillée des différences entre les types d'agressions physiques, en fonction du profil du défenseur agressé.
Ce rapport examine la situation des défenseurs des droits humains aux Etats-Unis après les événements du 11 septembre et la façon dont la « guerre contre le terrorisme » est utilisée pour rendre difficile le travail des défenseurs des droits humains dans le monde. Le rapport reprend des informations détaillées sur les difficultés rencontrées par ceux qui travaillent dans les organisations des droits humains, notamment la discrimination, le harcèlement, l'intimidation, les menaces de mort, la maltraitance, l'arrestation et la détention, les fausses actions judiciaires et la perte de revenus. Le rapport insiste sur le fait que les défenseurs des droits humains aux Etats-Unis ont été, au cours des deux dernières années, de plus en plus exposés à la répression, en raison de leurs activités de défense des droits humains. 
Ce rapport analyse 56 incidents différents de violence et de harcèlement contre les défenseurs des droits humains au cours des cinq dernières années au Brésil. Ils ne furent pas les seuls cas enregistrés au cours de cette période, mais ils sont toutefois le reflet d'une tendance nationale effrayante. Les chiffres sont impressionnants: 23 décès, 32 menaces de mort, quatre tentatives de meurtre, quatre poursuites injustifiées, quatre cas d'agressions physiques, un enlèvement, une disparition et une détention injustifiée. Le rapport met en lumière toute une série d'aspects de la défense des droits humains au Brésil qui mérite toute l'attention.
Après plusieurs années de conflit, la RDC a connu une phase de transition depuis 2002. Cette phase - sous la surveillance des Nations unies (MONUC) - implique la réunification du pays, le désarmement et l'intégration des groupes armés et des élections. Tandis qu'un certain progrès a été enregistré, la corruption, la violence armée et l'anarchie font toujours partie du quotidien dans plusieurs parties du pays. En novembre 2005, Front Line a effectué une mission en RDC afin de vérifier la mise en application des lignes directrices de l'UE sur la protection des défenseurs des droits humains et d'évaluer à quel point elles sont respectées dans le pays, en particulier en ce qui concerne l'est de la RDC, un an et demi après leur adoption. La mission a également élaboré des recommandations à l'UE afin d'améliorer le soutien et la protection des DDH. Ce rapport est le résultat de cette mission. 
Défendre les droits humains dans les Territoires palestiniens occupés (TPO) est une tâche complexe et dangereuse. Les conditions historiques, politiques et législatives de travail sur le terrain sont controversées, bien que certaines conclusions clés puissent être tirées. Les défenseurs des droits humains sont confrontés à des situations délicates et dangereuses sur le terrain, dans le cadre de leur travail contre les violations des droits humains dues à l'occupation israélienne, ainsi que celles commises par l'Autorité palestinienne (AP). Ce rapport atteste d'un certain nombre de nouvelles menaces contre les défenseurs, en particulier par rapport à la construction du mur à l'intérieur du territoire de la Cisjordanie et du plan de désengagement unilatéral de Gaza, qui limiteront gravement les capacités des individus et des organisations à travailler à l'intérieur des TPO. 
Le sujet principal de ce rapport est les cas d'abus, d'arrestations arbitraires, de torture, de disparition, de meurtre et d'autres formes d'intimidation commis contre les défenseurs des droits humains en Indonésie. Le rapport ne vise pas à être exhaustif; il présente les formes d'intimidation commises contre les défenseurs des droits humains. Trois régions sont ciblées dans ce rapport: la capitale, Jakarta, avant et après la démission du Président Suharto le 21 mai 1998, ainsi qu'Aceh et la Papouasie occidentale, les régions ou sévissent les mouvements séparatistes les plus anciens et les plus sanglants de l'Indonésie. Les crimes contre des défenseurs des droits humains se sont intensifiés dans ces régions tout comme les violations des droits humains.
Les activités des défenseurs des droits humains en Sierra Leone est un phénomène relativement nouveau. Avant le coup d'Etat militaire de 1992, le pays a vécu sous un régime dictatorial à parti unique pendant plus de vingt ans. L'intimidation verbale, l'emprisonnement illégal, les procès injustifiés, le harcèlement, les agressions physiques, les menaces de mort ou même les meurtres étaient monnaie courante sous ce régime. De plus, il était difficile pour n'importe quel groupe ou individu de faire état ou de prendre n'importe quelle mesure contre les violations des droits humains. La Sierra Leone connaît toujours l'abus de pouvoir et le mépris pour les droits humains par les gouvernements, les groupes d'opposition armés et les autres segments de la société, même après la chute de ce régime.
Au cours des trois dernières années, le gouvernement rwandais, de plus en plus autoritaire, a arrêté les opposants politiques, isolé les journalistes indépendants et ciblé les défenseurs des droits humains. Il n'a pas mené d'enquêtes sérieuses sur les disparitions et a restreint la liberté de la société civile indépendante. Il a justifié ces actions comme étant nécessaires pour empêcher la tendance à la division ethnique et une réapparition probable de génocide. Deux mois après la dixième commémoration du génocide en avril 2004, une commission parlementaire a accusé plusieurs ONG de la société civile, oeuvrant pour les droits humains dans les secteurs juridique et rural, d’encourager le génocide, une allégation fortement punie dans un pays qui ne se remet toujours pas du génocide de 1994 qui a fait plus de 800.000 victimes. 
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